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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye appelé à dissoudre le parlement

Cochimau HOUNGBADJI
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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye saisi pour la dissolution du parlement
Sénégal : Bassirou Diomaye Faye saisi pour la dissolution du parlement

Au Sénégal, l’opposant Talla Sylla appelle le président Bassirou Diomaye Faye à dissoudre l’Assemblée nationale. Le président a officiellement adressé une correspondance au chef de l’État pour la dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre 2026. Cet appel intervient dans un contexte où Ousmane Sonko, qui a pris le contrôle du parlement, n’est plus un allié politique de Bassirou Diomaye Faye. La bataille politique fait rage entre les deux amis.

Sénégal : Talla Sylla demande à Bassirou Diomaye Faye de dissoudre l’Assemblée nationale

Conformément à la Constitution sénégalaise, l’Assemblée nationale ne peut être dissoute avant l’écoulement d’un délai de deux ans après les dernières élections législatives. Ce verrou peut être levé en novembre prochain, car les dernières élections ont été organisées en novembre 2024. La mandature actuelle va donc boucler deux ans en novembre 2026. C’est donc en toute connaissance de cause que Talla Sylla propose le mois de décembre à Bassirou Diomaye Faye pour anticiper la fin de mandat des parlementaires.

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Selon lui, le Sénégal court le risque d’un « blocage institutionnel aux conséquences économiques et sociales désastreuses ». Face à ce constat, « la sagesse républicaine commande de s’inscrire, avec courage et lucidité, dans la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale dès le mois de décembre 2026 », a-t-il indiqué. Il ajoute qu’il ne suffira pas de dissoudre le parlement pour résoudre tous les problèmes. Il fait une deuxième proposition basée sur une consultation de toutes les forces vives du pays. Talla Sylla préconise l’organisation d’un dialogue national ouvert aux politiques, aux organisations de la société civile, aux confessions religieuses et aux acteurs économiques.

L’offensive politique en cours au sein de l’hémicycle nous rappelle une vérité fondamentale : les institutions de la République ne doivent jamais servir d’armes de destruction massive ou d’entraves à l’action publique. Elles sont le patrimoine commun de la Nation.

Talla Sylla rappelle que la majorité parlementaire incarnée par Pastef « avait été sollicitée et acquise sous une promesse claire : permettre au Président de la République, triomphalement élu en mars 2024, de disposer d’une majorité confortable pour gouverner. Or, l’usage qui est fait aujourd’hui de cette prérogative parlementaire dénature ce mandat populaire. »

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Pour Talla Sylla, les querelles politiques ne doivent pas prendre le dessus sur les priorités républicaines. Il précise qu’il y a des urgences à gérer. « Ces urgences ont des noms simples mais vitaux. Il s’agit de trouver un emploi décent pour se nourrir, de pouvoir se vêtir, se loger dignement, se soigner, et de s’instruire davantage. Tout cela doit pouvoir s’accomplir dans un environnement garantissant une sécurité totale : physique, sociale, spirituelle et environnementale », a-t-il écrit dans sa lettre.

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Cochimau HOUNGBADJI

Web Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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