Côte d’Ivoire: en exil en France, Serges Kassy clashe le Burida

Entre le Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA) et Serges Kassy, artiste-chanteur ivoirien en exil en France du fait de son engagement politique auprès du Président Gbagbo, le torchon brûle. Au centre de l’affaire, la sortie du nouvel album du bouillant reggae man.

Clash entre Serges Kassy et le Burida autour de son nouvel album

Au sujet du refus de vendre son album en Côte d’Ivoire sans sticker, Serges Kassy a répondu ceci au Burida:
 » Dîtes aux responsables de cette structure, notamment à sa directrice générale que les CD de Gadji Céli dont elle a autorisé la vente sur le territoire ivoirien, sont entre les mains des pirates. L’album de Gadji Céli n’est pas encore distribué sur le territoire ivoirien. Cette œuvre ne laisse personne indifférent. Et curieusement, jusqu’à présent, je ne l’ai pas vue réagir face à ce que je viens de vous révéler concernant l’album de Gadji, alors que le Burida a donné son OK pour que l’œuvre soit vendue en Côte d’Ivoire. On comprend aisément qu’elle (la Dg du Burida : Ndlr) et son équipe ont peur de la réaction du régime une fois nos œuvres sur le marché. La seule chose que nous demandons aux Ivoiriens, c’est d’aller passer leurs commandes dans les Fnac (Fédération nationale d’achats des cadres : Une chaîne de magasins française spécialisée dans la distribution de produits culturels (musique, littérature, cinéma, jeu vidéo) et électroniques (Hi-Fi, informatique, télévision), à destination du grand public… : Ndlr) et les succursales de la Fnac. Lorsqu’ils passeront leurs commandes et qu’elles arriveront sur le territoire ivoirien, cette structure ira les faire sticker comme elle l’a toujours fait pour les autres artistes dont elle vend les produits. Ma gène dans cette affaire, c’est l’attitude du Burida à venir se précipiter dans la presse pour dire que mes CD ne sont pas stickés donc illégaux. Alors que le produit n’est même pas encore présent sur le territoire ivoirien. Je trouve cela bizarre pour une maison censée défendre mes intérêts », a déclaré Serges Kassy.

Toutefois, des radios locales diffusent déjà le produit qui promet en tout cas à l’entendre parler:

 » Positif ! Avec la diffusion du morceau promo ‘’Kpètou’’ sur plusieurs radios en Côte d’Ivoire dont Radio Jam, je crois que les Ivoiriens sont impatients de se procurer ‘’Loin des Miens » car, les échos me sont favorables et j’en suis heureux », a t-il conclu.

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C’en est fini pour le Galaxy Note 7 de Samsung en Europe

Le raté du Galaxy Note 7 de Samsung continue de produire ses effets à travers la planète. La marque sud-coréenne a donc décidé de bloquer les smartphones qui sont encore fonctionnels en Europe et partant, en France.

Samsung siffle la fin du Galaxy Note 7 en Europe

L’explosion des batteries du Galaxy Note 7 a quelque peu terni l’image de marque de Samsung. Aussi, le géant sud-coréen qui tient à se réhabiliter auprès de ses consommateurs a battu le rappel de ses appareils. Après les autres pays, cette mesure touche particulièrement l’Europe où quelques smartphones sont encore fonctionnels. Ainsi, les responsables techniques de Samsung dévoilent leur stratégie : « Nous déploierons à partir du 31 janvier une nouvelle mise à jour logicielle de la batterie vers tous les Galaxy Note7 encore en circulation en Europe. Cette mise à jour bloquera le chargement de la batterie de ces appareils ainsi que leur utilisation comme mobile. »

Il s’agit en principe d’une opération résiduelle, car près de 94% de ces téléphones litigieux ont déjà été rappelés. Elle concerne donc les Européens qui ne se sont pas encore libérés cet appareil défaillant. « Cette nouvelle mesure a pour objectif d’inciter la minorité de clients encore en possession d’un Galaxy Note7 à procéder au remboursement ou au remplacement de leur appareil », ajoute le numéro un mondial de la technologie. La France n’est concernée que dans une infirme partie d’autant plus que toutes les précommandes n’ont pas été livrées avant la survenance de la faille technologique.

Notons qu’une enquête interne de Samsung a révélé que ce sont effectivement les batteries qui causaient les explosions. Mais pour vite faire oublier cette déconvenue, le Sud-coréen annonce Galaxy S8, son nouveau flagship, pour le premier trimestre 2017.

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En exil en France, Stéphane Kipré décrypte la situation politique en Côte d’Ivoire (déclaration)

Stéphane Kipré, président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), a produit une déclaration sur la situation politique en Côte d’Ivoire. En exil politique en France depuis la crise postélectorale de 2010-2011, ce gendre du Président Laurent Gbagbo est revenu sur ses critiques acerbes face au régime d’Abidjan.

La déclaration de Stéphane Kipré sur la situation politique en Côte d’Ivoire

 » La Côte d’Ivoire, notre pays, en ce début d’année 2017 connait des troubles militaires et sociaux plongeant nos braves populations dans une inquiétude croissante avec son corollaire de conséquences désastreuses sur la vie de la nation.

En effet, depuis le 05 Janvier 2017, les ivoiriens ont été réveillés par des crépitements d’armes de mutins à Bouaké puis dans l’ensemble du pays qui revendiquaient 7 millions de Fcfa et une villa qui leur auraient été promis par ceux qui les ont recrutés. Après moult discussions, le gouvernement a convenu de leur verser la somme de douze millions de FCFA.

Depuis quelques jours, d’autres corps de notre armée, en plus des gendarmes se sont eux aussi mutinés pour exiger que les sommes octroyées aux mutins du 05 Janvier soient reversées à l’ensemble des forces de défense et de sécurité. Au même moment, les fonctionnaires ivoiriens auxquels se sont joints les élèves et étudiants sont, depuis plusieurs jours, entrés en grève vu le mutisme et le mépris du Gouvernement face à leurs revendications.

Les différentes situations vécues par nos compatriotes, qu’elles soient d’ordre militaire ou social, ont une fois de plus démontré l’incapacité du régime Ouattara à trouver des solutions définitives et durables aux préoccupations qui sont posées.

Face à cette carence, le gouvernement a préféré se dédouaner en trouvant des boucs émissaires, érigeant le mensonge en principe de gouvernance. Sur la question des douze millions versés à chacun des 8.400 ex combattants des Forces Nouvelles, et le mécontentement généralisé, le Gouvernement par la voix de son porte-parole n’a trouvé mieux pour se justifier que de déclarer : « …ces soldats issus des ex Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), avaient participé à des opérations de sécurisation du processus de sortie de crise de 2007 à 2011. Les accords de Ouagadougou prévoyaient à l’époque leur prise en charge par le budget de l’Etat. Durant toute cette période ces soldats n’ont perçu ni prime ni salaire, contrairement aux autres soldats… ».

Le pouvoir, par ce grossier mensonge entend ainsi trouver les sources des mutineries actuelles dans les accords de paix de Ouaga signés par le Président Laurent GBAGBO avec le chef de la rébellion, Soro Guillaume. Un tel mensonge ne peut bien heureusement prospérer devant l’évidence connue de tous. Ces 8400 ex. combattants à qui M. Alassane OUATTARA a décidé de verser douze millions des contribuables ivoiriens en guise de récompense sont en réalités des combattants, recrutés, logés, blanchis et engagés pour faire la guerre à Laurent GBAGBO et à qui ils avaient promis en contrepartie des millions, des maisons et une intégration à l’armée. Les troubles que nous connaissons donc ces derniers temps résultent des promesses non tenues par Alassane OUATTARA à ses partisans.

C’est donc à bon droit que, le chef de l’Etat ayant ouvert la boite de pandore, d’autres corps de notre armée exigent le même traitement. Le Gouvernement, par sa gestion approximative de ce dossier, vient de porter une atteinte grave à la cohésion entre corps d’armées aux conséquences imprévisibles.

En conséquence de tout ce qui a été dit plus haut, je voudrais inviter le régime actuel à traiter toute l’armée sur le même pied d’égalité et à réparer l’injustice qui consiste à payer certains corps et à mettre les autres aux arrêts lorsqu’ils revendiquent les mêmes avantages. Il n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire qu’il y ait deux armées dans l’armée : une adoubée par le pouvoir dont on satisfait aux revendications et une autre qu’on traite par le mépris.

Il faut par ailleurs se pencher sérieusement sur les problèmes soulevés par les fonctionnaires ivoiriens qui ont déjà consenti d’énormes sacrifices pour faire fonctionner la République.

Le gouvernement ferait preuve de sagesse en retirant simplement et purement la nouvelle loi sur les pensions de retraites et en payant ses arriérés vis à vis de nos braves travailleurs. Que le régime Ouattara abandonne le dilatoire et les mensonges habituels pour apporter des réponses définitives et durables aux préoccupations soulevées.

Je voudrais pour finir rappeler à M. Alassane OUATTARA l’urgente nécessité de prendre en compte la proposition de l’Union des Nouvelles Générations faite lors sa deuxième convention ordinaire qui s’est tenue les 11,12 et 13 septembre 2015 à Daloa. En effet, nous avions proposé un Dialogue Politique Inclusif (DPI) prenant en compte toutes les couches de la société ivoirienne y compris les militaires afin de trouver une réponse adéquate aux problèmes qui minent notre pays. La Côte d’Ivoire connaît des problèmes aussi bien au niveau social, militaire que politique et seul un débat inclusif et franc permettra de consolider la paix, la cohésion sociale et le retour de la démocratie.

Vive la Côte d’Ivoire !
Vive l’Union des Nouvelles Générations !
Stéphane KIPRE
Président de l’UNG
Exilé politique « .

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Côte d’Ivoire : Un détachement de soldats français en route pour Abidjan ?

La situation en Côte d’Ivoire commence à être préoccupante. Les autorités françaises s’apprêteraient à envoyer un détachement de soldats français dans ce pays dans les prochains jours. Alors que les militaires ivoiriens sont en mutinerie ces dernières semaines, ce détachement, s’il est fait, ne devrait rassurer personne sur la situation en Côte d’Ivoire.

Des soldats français en Côte d’Ivoire dans les prochains jours ?

Le gouvernement ivoirien est éprouvé ces derniers temps par des remous sociaux. Alors que les fonctionnaires de Côte d’Ivoire commençaient à montrer des signes de nervosité, ce sont 8400 soldats de l’ex-rébellion qui leur ont piqué la vedette avec leur réclamation de primes « Ecomog ». Ces hommes avaient pris les villes de Bouaké, Daloa ou encore Man pour réclamer 12 millions de FCFA au gouvernement. Depuis, plus un jour ne passe sans que les Ivoiriens ne soient pris en otage par des mouvements de révolte.

Face à cette mutinerie, le gouvernement n’a eu d’autres choix que de payer une avance de 5 millions de FCFA à chacun des 8400 soldats. Mal lui en prit puisqu’il siffla par cette démarche le top départ de plusieurs autres revendications. Ce sont désormais plus de 30 000 soldats qui réclament à leur tour chacun 5 millions FCFA. Ils espèrent comme les 8400 FAFN un échelonnement du reste des 12 millions de FCFA sur 7 mois. Pendant ce temps, les fonctionnaires continuent de bloquer le pays avec leurs revendications corporatistes.

Hier lundi 23 janvier, le Chef d’État major des armées, le Général de Division Sekou Touré a rencontré les mutins. Cette rencontre décisive a accouché d’une souris, selon nos informations (à lire ici.) De nouveaux troubles sont donc à prévoir dans les prochains jours si le gouvernement ne règle pas le problème très rapidement.

Mais que viennent donc faire les soldats français en Côte d’Ivoire ?

Nous évoquions la semaine dernière une demande d’aide militaire du président ivoirien Alassane Ouattara à François Hollande. Le président français hésitait à accéder à la demande du gouvernement ivoirien, refusant de se mêler d’une affaire ivoire ivoirienne. Seulement, nous apprenons ces dernières heures qu’un détachement de soldats français doit rallier Abidjan dans les prochains jours. Il devrait être composé de bérets verts, surtout du REP, Régiment Etranger Parachutiste. Ces hommes s’apprêteraient à atterrir à Abidjan avec 4 hélicoptères de type caïman.

Nous ne connaissons à ce jour pas la mission réelle de ces soldats français en Côte d’Ivoire. Deux cas de figure sont tout de même facilement envisageables. Soit ils viennent sécuriser les Français résidants sur place en Côte d’Ivoire et leurs biens, ou alors ils ont pour mission de prêter main-forte au pouvoir ivoirien pour contenir la colère de ses soldats.

Le premier cas de figure pourrait bien justifier ce détachement de soldats français en Côte d’Ivoire. Il faut rappeler que les élèves ivoiriens, soutiens de leurs enseignants grévistes, s’en étaient récemment pris aux lycées français d’Abidjan. C’est sans doute la crainte de ce type de débordement qui pourrait expliquer la décision de Paris d’envoyer du renfort militaire à Abidjan. Seulement, plusieurs centaines de soldats sont déjà présents dans la capitale économique ivoirienne, d’où des interrogations sur les objectifs réels de ce détachement.

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Mali : La France à « fric » au sommet Afrique-France de Bamako

Le sommet Afrique-France démarre ce vendredi 13 janvier à Bamako. En plus de l’affluence des chefs d’État dans la capitale malienne, c’est la présence du Medef qui annonce le ton. La diplomatie économique aura bien évidemment droit de cité lors de ce sommet.

Le sommet Afrique-France, une rencontre à relent économique

Plusieurs chefs d’entreprises français ont pris d’assaut le sommet Afrique-France, espérant y rencontrer de nouveaux partenaires économiques. En effet, la montée en puissance de la Chine et d’autres pays émergents ont fait perdre aux entreprises françaises près de la moitié de leurs parts de marché en Afrique subsaharienne en une décennie. Aussi, la France entend-elle reconquérir ces marchés en mettant en branle une véritable diplomatie économique. Pour ce faire, Pierre Gattaz, le patron du Medef, a conduit une soixantaine de patrons pour amorcer cette relance économique. Ceux-ci ont en ligne de mire une augmentation de 75% d’investissements français en Afrique pour la prochaine décennie.

L’Afrique représente l’avenir du monde, comme l’indiquent certaines études prospectives. Ainsi, y avoir d’ores et déjà une position privilégiée pourrait garantir de jouir des multiples ressources dont regorge le continent. C’est fort de ce constat que l’Hexagone a lié au ministère des Affaires étrangères, le portefeuille du Développement international, dirigé actuellement par Jean-Marc Ayrault, afin de lancer une véritable opération séduction pour reconquérir des marchés et renouer avec la croissance. Au-delà des ressources naturelles qui étaient naguère convoitées, ce sont maintenant les secteurs de la distribution et de la télécommunication (TIC) qui sont visés.

Passée la France-Afrique des injonctions et des manipulations politiciennes. L’heure est arrivée où la survie des États passe par la conclusion de plusieurs accords bilatéraux afin d’engranger quelques parts de marché dans le but de maintenir la croissance économique. Et le sommet de Bamako ne saurait nullement déroger à cette nouvelle donne. À moins que…

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Affaire biens mal acquis : la justice française veut la peau de Teodorín Obiang

Le procès de Teodorín Obiang pour biens mal acquis connait en ce moment de multiples rebondissements du côté de l’Hexagone. À peine ouvert, que le procès tant attendu du fils du président équato-guinéen vient d’être reporté à juin prochain.

Teodorín Obiang, un gibier de potence en France ?

Teodoro Nguema Obiang Mangue dit Teodorín Obiang a toujours maille à partir avec la justice française. En effet, le fils du président de Guinée Équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds public, abus de confiance et corruption. Mais à peine ce procès ouvert le 2 janvier, qu’il vient d’être reporté jusqu’au 19 juin 2017. Ses avocats avaient estimé que les délais qui leur étaient impartis pour préparer la défense de leur client étaient courts. Aussi, Bénédicte de Perthuis, la présidente du tribunal a accédé à leur demande en reportant effectivement les audiences. Par contre, William Bourdon, l’avocat de Transparency International n’y voit qu’une « manoeuvre dilatoire ».

Quoi qu’il en soit, le néo-vice-président équato-guinéen n’est nullement sorti de l’ornière, même s’il conteste les faits à lui reprochés. La partie défenderesse avait déjà obtenu devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (Pays-Bas) une inviolabilité de l’hôtel particulier situé avenue Foch et toute autre perquisition. Cet établissement avait été présenté par Malabo comme sa représentation diplomatique. Obiang fils pourrait également bénéficier d’une immunité diplomatique qui annulerait toutes les poursuites contre lui. Sinon, il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et une amende d’environ 50 millions d’euros.

Pour certains observateurs, il ne s’agirait que d’un acharnement contre le président Nguema Obiang à travers son fils. Selon ceux-ci, si tel est que Teodorín Obiang a mal acquis ses biens, il ne s’agirait purement et simplement que de biens en provenance de son pays. En pareille occurrence, ce devrait être les Équato-Guinéens qui constitueraient la partie civile et non une association non nationale. De même, si l’infraction est avérée, les biens devraient en principe retourner dans le patrimoine de la Guinée équatoriale et non ailleurs. Sauf que la procédure actuelle ne semble pas s’orienter dans ce sens, du moins pour l’instant.

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Mali : Bamako éconduit deux migrants en provenance de France

Les autorités maliennes viennent de refouler deux migrants en provenance de France. Ces deux personnes n’avaient en leur possession que des « laissez-passer européens » sans aucun autre document malien.

Deux migrants indésirables aussi bien en France qu’au Mali

Les autorités maliennes sont désormais regardantes sur la situation des migrants rapatriés d’Europe. En effet, deux personnes en situation irrégulière en France ont été mises à bord d’un avion en direction de Bamako. Mais une fois sur le sol malien, les autorités ont refusé que ces personnes séjournent sur leur territoire. Ainsi que l’atteste un communiqué du gouvernement malien : « Pas question d’accepter des reconduites avec des laissez-passer européens, seuls les documents maliens sont valables. » Avant d’ajouter que cela est « contraire aux conventions internationales ».

Du berger à la bergère, dirait-on, car vouloir expulser une personne en situation irrégulière dans un État et la conduire dans un autre État dont elle ne dispose pas de documents officiels est véritablement incompréhensible. Surtout qu’un récent accord entre le gouvernement malien et l’Union européenne portant rapatriement des migrants maliens irréguliers d’Europe continue de faire polémique à Bamako. Toutefois, les autorités françaises sont pour l’instant restées silencieuses sur cette autre situation. Comme quoi, la loi de la réciprocité est en train de gagner du terrain aussi bien en Europe qu’en Afrique.

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Chine : crise syrienne, Pékin propose une solution politique et l’unité du CS

La crise syrienne est en ce moment au coeur des relations internationales. Alors que les Occidentaux demandent le départ de Bachar al-Assad du pouvoir, la Russie lui apporte son soutien, militaire s’entend. Les autorités chinoises viennent donc de proposer une solution politique et une unité de vision sur la catastrophe syrienne.

La solution chinoise pour la crise syrienne

L’utilisation des armes chimiques dans la crise syrienne est d’autant plus récurrente que les grandes nations s’activent pour y mettre un terme. En effet, le Conseil de sécurité de l’ONU a fait une proposition à propos de l’utilisation de ces armes, du reste, très dangereuses. Mais pour Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, toute action du Conseil de sécurité doit contribuer à créer une solution politique à la question syrienne et refléter l’unité du Conseil de sécurité.

Mme Hua a fait cette remarque après que le Royaume-Uni et la France ont proposé une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour imposer des sanctions à l’encontre des Syriens et des organisations syriennes ayant mené des attaques à l’aide d’armes chimiques. Aussi, se veut-elle très pragmatique : « Je tiens à souligner que toute action du Conseil de sécurité de l’ONU doit favoriser une solution politique à la question syrienne et être propice à l’unité du Conseil de sécurité. »

La porte-parole de la diplomatie de l’Empire du Milieu a fait cette proposition lors d’une conférence de presse quotidienne qu’elle a animée ce mercredi. Pour elle, la Chine s’oppose certes à l’utilisation d’armes chimiques par toute personne, à toute fin et en toutes circonstances. Mais elle propose cependant une solution négociée afin de trouver un consensus sur ce sujet très épineux. Telle est la position claire et constante que Xi Jinping et ses collaborateurs n’ont cessé de défendre. Elle a donc appelé la communauté internationale à se concentrer sur la promotion constructive de solutions politiques à la question syrienne.

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France : avant la présidentielle, François Fillon prend le pouls en Afrique

François Fillon a effectué un voyage éclair les samedi 18 et dimanche 19 décembre dernier en Afrique de l’ouest. Cette visite du candidat de la droite à la présidentielle française est d’ores et déjà diversement appréciée sur le continent.

François Fillon chez IBK et Mahamadou Issoufou

C’est quasiment devenu une tradition pour les candidats à la présidentielle française de se rendre en Afrique avant le scrutin. François Fillon n’a pas dérogé à cette coutume qui tend à se pérenniser entre la France et ses ex-colonies africaines. En effet, l’ex-Premier ministre français s’est rendu le samedi dernier à Niamey (Niger) où il a rencontré Mahamadou Issoufou. Leur tête-à-tête a duré trois quarts d’heure et rien n’a filtré de leurs échanges. Dès le lendemain, le candidat à la présidentielle en France est allé à Bamako (Mali) où il s’est également entretenu avec Ibrahim Boubacar Kéïta deux heures durant, à l’abri des regards indiscrets.

À en croire un collaborateur du président malien, sous couvert de l’anonymat : « Il s’agit d’une visite pour se présenter et faire de plus ample connaissance. » Avant d’ajouter : « C’est une initiative appréciée à sa juste valeur par la partie malienne. » Le prétendant à l’Élysée a profité de sa présence dans ces deux pays pour rendre visite aux troupes françaises. Celles-ci sont engagées contre le terrorisme dans cette vaste région sahélienne.

Selon certains observateurs, ce ballet diplomatique ne serait rien d’autre qu’une collecte de fonds pour financer sa campagne. Car, il a déjà été donné de constater cette pratique dans les relations franco-africaines par le passé. Des indiscrétions avaient révélé un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy aux élections de 2007. Certainement que la ruée des candidats à la présidentielle française vers l’Afrique pourrait s’expliquer par ce fait. Vu sous cet angle, il ne serait pas à exclure d’autres destinations africaines de l’agenda de Fillon les mois prochains. Et pourtant, le candidat Fillon semble détourner les attentions vers la lutte contre le terrorisme pour lequel il invite d’autres États européens à épauler son pays : « La France porte presque seule cette mission sur ses épaules. »

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Sénégal : une visite d’Etat historique pour Macky Sall en France

La visite d’État de Macky Sall en France débute officiellement ce lundi 19 et prendra fin le jeudi 22 décembre. Longtemps attendu, ce voyage du président sénégalais dans l’Hexagone ne sera pas de tout repos. Son agenda semble particulièrement chargé eu égard aux bonnes relations qu’entretiennent la France et le Sénégal.

Tapis rouge pour Macky Sall à Paris, que d’honneurs !

Le tapis rouge sera déroulé pour Macky Sall, aussi long qu’il le faudra en raison de l’importance de l’évènement. En effet, la visite du chef de l’État sénégalais en France est consécutive à celle de Manuel Valls, ex-Premier ministre français et candidat déclaré aux primaires socialistes pour la présidentielle, au Sénégal en septembre dernier. Ainsi, le calendrier du président sénégalais est particulièrement chargé, car sa visite d’État intervient 24 ans après celle d’Abdou Diouf (en 1992). Certains Sénégalais semblent tout de même courroucés par l’accueil réservé au président sénégalais à Roissy Charles Degaulle, hier dimanche.  Car, c’est Annick Girardin, ministre française de la Fonction publique (15e dans l’ordre protocolaire) qui l’a accueilli à l’aéroport. Cependant, le reste de la visite d’État promet une succession d’honneurs. Surtout que c’est la dernière visite sous le quinquennat de François Hollande.

Plusieurs rencontres au sommet sont à l’ordre du jour et la forte délégation sénégalaise sera effectivement dans de bonnes grâces. À l’Élysée, un entretien et un diner sont prévus avec le président Hollande dès le 20 décembre. Que ce soit à Matignon, au Sénat ou à la Mairie de Paris, la délégation aura droit à des honneurs. De même, une réception avec des honneurs militaires est prévue à l’hôtel des Invalides. Puis, le président Sall mettra le cap sur  le musée du Quai Branly et l’Académie des sciences d’outre-mer. À cette étape, il sera nommé membre associé de ladite académie.

Le périple français de Macky Sall, quelles leçons ?

Mais, bien avant, il sera à Strasbourg dans les ateliers de l’entreprise Alstom, dès son arrivée en France, car celle-ci est partie prenante dans la réalisation du projet de la régie (train) Dakar – futur aéroport international Blaise-Diagne. Au Conservatoire national des arts et métiers, il sera fait docteur honoris causa. Ancien pensionnaire de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles, il y rendra, en outre, une visite de nostalgie. Nous passons volontairement sous silence les rencontres avec ses compatriotes de la diaspora et ses partisans de l’APR.

Toutefois, certains observateurs se demandent les raisons de tant de sollicitudes à l’égard du successeur d’Abdoulaye Wade. D’autres franchissent carrément le pas pour évoquer un financement sénégalais en faveur du pouvoir socialiste lors de la prochaine présidentielle française. Quoi qu’il en soit, la France et le Sénégal entretiennent des relations multiséculaires, et les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête de ces deux États ont toujours oeuvré à les pérenniser.

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