Mali : La France à « fric » au sommet Afrique-France de Bamako

Le sommet Afrique-France démarre ce vendredi 13 janvier à Bamako. En plus de l’affluence des chefs d’État dans la capitale malienne, c’est la présence du Medef qui annonce le ton. La diplomatie économique aura bien évidemment droit de cité lors de ce sommet.

Le sommet Afrique-France, une rencontre à relent économique

Plusieurs chefs d’entreprises français ont pris d’assaut le sommet Afrique-France, espérant y rencontrer de nouveaux partenaires économiques. En effet, la montée en puissance de la Chine et d’autres pays émergents ont fait perdre aux entreprises françaises près de la moitié de leurs parts de marché en Afrique subsaharienne en une décennie. Aussi, la France entend-elle reconquérir ces marchés en mettant en branle une véritable diplomatie économique. Pour ce faire, Pierre Gattaz, le patron du Medef, a conduit une soixantaine de patrons pour amorcer cette relance économique. Ceux-ci ont en ligne de mire une augmentation de 75% d’investissements français en Afrique pour la prochaine décennie.

L’Afrique représente l’avenir du monde, comme l’indiquent certaines études prospectives. Ainsi, y avoir d’ores et déjà une position privilégiée pourrait garantir de jouir des multiples ressources dont regorge le continent. C’est fort de ce constat que l’Hexagone a lié au ministère des Affaires étrangères, le portefeuille du Développement international, dirigé actuellement par Jean-Marc Ayrault, afin de lancer une véritable opération séduction pour reconquérir des marchés et renouer avec la croissance. Au-delà des ressources naturelles qui étaient naguère convoitées, ce sont maintenant les secteurs de la distribution et de la télécommunication (TIC) qui sont visés.

Passée la France-Afrique des injonctions et des manipulations politiciennes. L’heure est arrivée où la survie des États passe par la conclusion de plusieurs accords bilatéraux afin d’engranger quelques parts de marché dans le but de maintenir la croissance économique. Et le sommet de Bamako ne saurait nullement déroger à cette nouvelle donne. À moins que…

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Affaire biens mal acquis : la justice française veut la peau de Teodorín Obiang

Le procès de Teodorín Obiang pour biens mal acquis connait en ce moment de multiples rebondissements du côté de l’Hexagone. À peine ouvert, que le procès tant attendu du fils du président équato-guinéen vient d’être reporté à juin prochain.

Teodorín Obiang, un gibier de potence en France ?

Teodoro Nguema Obiang Mangue dit Teodorín Obiang a toujours maille à partir avec la justice française. En effet, le fils du président de Guinée Équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds public, abus de confiance et corruption. Mais à peine ce procès ouvert le 2 janvier, qu’il vient d’être reporté jusqu’au 19 juin 2017. Ses avocats avaient estimé que les délais qui leur étaient impartis pour préparer la défense de leur client étaient courts. Aussi, Bénédicte de Perthuis, la présidente du tribunal a accédé à leur demande en reportant effectivement les audiences. Par contre, William Bourdon, l’avocat de Transparency International n’y voit qu’une « manoeuvre dilatoire ».

Quoi qu’il en soit, le néo-vice-président équato-guinéen n’est nullement sorti de l’ornière, même s’il conteste les faits à lui reprochés. La partie défenderesse avait déjà obtenu devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye (Pays-Bas) une inviolabilité de l’hôtel particulier situé avenue Foch et toute autre perquisition. Cet établissement avait été présenté par Malabo comme sa représentation diplomatique. Obiang fils pourrait également bénéficier d’une immunité diplomatique qui annulerait toutes les poursuites contre lui. Sinon, il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et une amende d’environ 50 millions d’euros.

Pour certains observateurs, il ne s’agirait que d’un acharnement contre le président Nguema Obiang à travers son fils. Selon ceux-ci, si tel est que Teodorín Obiang a mal acquis ses biens, il ne s’agirait purement et simplement que de biens en provenance de son pays. En pareille occurrence, ce devrait être les Équato-Guinéens qui constitueraient la partie civile et non une association non nationale. De même, si l’infraction est avérée, les biens devraient en principe retourner dans le patrimoine de la Guinée équatoriale et non ailleurs. Sauf que la procédure actuelle ne semble pas s’orienter dans ce sens, du moins pour l’instant.

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Mali : Bamako éconduit deux migrants en provenance de France

Les autorités maliennes viennent de refouler deux migrants en provenance de France. Ces deux personnes n’avaient en leur possession que des « laissez-passer européens » sans aucun autre document malien.

Deux migrants indésirables aussi bien en France qu’au Mali

Les autorités maliennes sont désormais regardantes sur la situation des migrants rapatriés d’Europe. En effet, deux personnes en situation irrégulière en France ont été mises à bord d’un avion en direction de Bamako. Mais une fois sur le sol malien, les autorités ont refusé que ces personnes séjournent sur leur territoire. Ainsi que l’atteste un communiqué du gouvernement malien : « Pas question d’accepter des reconduites avec des laissez-passer européens, seuls les documents maliens sont valables. » Avant d’ajouter que cela est « contraire aux conventions internationales ».

Du berger à la bergère, dirait-on, car vouloir expulser une personne en situation irrégulière dans un État et la conduire dans un autre État dont elle ne dispose pas de documents officiels est véritablement incompréhensible. Surtout qu’un récent accord entre le gouvernement malien et l’Union européenne portant rapatriement des migrants maliens irréguliers d’Europe continue de faire polémique à Bamako. Toutefois, les autorités françaises sont pour l’instant restées silencieuses sur cette autre situation. Comme quoi, la loi de la réciprocité est en train de gagner du terrain aussi bien en Europe qu’en Afrique.

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Chine : crise syrienne, Pékin propose une solution politique et l’unité du CS

La crise syrienne est en ce moment au coeur des relations internationales. Alors que les Occidentaux demandent le départ de Bachar al-Assad du pouvoir, la Russie lui apporte son soutien, militaire s’entend. Les autorités chinoises viennent donc de proposer une solution politique et une unité de vision sur la catastrophe syrienne.

La solution chinoise pour la crise syrienne

L’utilisation des armes chimiques dans la crise syrienne est d’autant plus récurrente que les grandes nations s’activent pour y mettre un terme. En effet, le Conseil de sécurité de l’ONU a fait une proposition à propos de l’utilisation de ces armes, du reste, très dangereuses. Mais pour Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, toute action du Conseil de sécurité doit contribuer à créer une solution politique à la question syrienne et refléter l’unité du Conseil de sécurité.

Mme Hua a fait cette remarque après que le Royaume-Uni et la France ont proposé une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour imposer des sanctions à l’encontre des Syriens et des organisations syriennes ayant mené des attaques à l’aide d’armes chimiques. Aussi, se veut-elle très pragmatique : « Je tiens à souligner que toute action du Conseil de sécurité de l’ONU doit favoriser une solution politique à la question syrienne et être propice à l’unité du Conseil de sécurité. »

La porte-parole de la diplomatie de l’Empire du Milieu a fait cette proposition lors d’une conférence de presse quotidienne qu’elle a animée ce mercredi. Pour elle, la Chine s’oppose certes à l’utilisation d’armes chimiques par toute personne, à toute fin et en toutes circonstances. Mais elle propose cependant une solution négociée afin de trouver un consensus sur ce sujet très épineux. Telle est la position claire et constante que Xi Jinping et ses collaborateurs n’ont cessé de défendre. Elle a donc appelé la communauté internationale à se concentrer sur la promotion constructive de solutions politiques à la question syrienne.

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France : avant la présidentielle, François Fillon prend le pouls en Afrique

François Fillon a effectué un voyage éclair les samedi 18 et dimanche 19 décembre dernier en Afrique de l’ouest. Cette visite du candidat de la droite à la présidentielle française est d’ores et déjà diversement appréciée sur le continent.

François Fillon chez IBK et Mahamadou Issoufou

C’est quasiment devenu une tradition pour les candidats à la présidentielle française de se rendre en Afrique avant le scrutin. François Fillon n’a pas dérogé à cette coutume qui tend à se pérenniser entre la France et ses ex-colonies africaines. En effet, l’ex-Premier ministre français s’est rendu le samedi dernier à Niamey (Niger) où il a rencontré Mahamadou Issoufou. Leur tête-à-tête a duré trois quarts d’heure et rien n’a filtré de leurs échanges. Dès le lendemain, le candidat à la présidentielle en France est allé à Bamako (Mali) où il s’est également entretenu avec Ibrahim Boubacar Kéïta deux heures durant, à l’abri des regards indiscrets.

À en croire un collaborateur du président malien, sous couvert de l’anonymat : « Il s’agit d’une visite pour se présenter et faire de plus ample connaissance. » Avant d’ajouter : « C’est une initiative appréciée à sa juste valeur par la partie malienne. » Le prétendant à l’Élysée a profité de sa présence dans ces deux pays pour rendre visite aux troupes françaises. Celles-ci sont engagées contre le terrorisme dans cette vaste région sahélienne.

Selon certains observateurs, ce ballet diplomatique ne serait rien d’autre qu’une collecte de fonds pour financer sa campagne. Car, il a déjà été donné de constater cette pratique dans les relations franco-africaines par le passé. Des indiscrétions avaient révélé un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy aux élections de 2007. Certainement que la ruée des candidats à la présidentielle française vers l’Afrique pourrait s’expliquer par ce fait. Vu sous cet angle, il ne serait pas à exclure d’autres destinations africaines de l’agenda de Fillon les mois prochains. Et pourtant, le candidat Fillon semble détourner les attentions vers la lutte contre le terrorisme pour lequel il invite d’autres États européens à épauler son pays : « La France porte presque seule cette mission sur ses épaules. »

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Sénégal : une visite d’Etat historique pour Macky Sall en France

La visite d’État de Macky Sall en France débute officiellement ce lundi 19 et prendra fin le jeudi 22 décembre. Longtemps attendu, ce voyage du président sénégalais dans l’Hexagone ne sera pas de tout repos. Son agenda semble particulièrement chargé eu égard aux bonnes relations qu’entretiennent la France et le Sénégal.

Tapis rouge pour Macky Sall à Paris, que d’honneurs !

Le tapis rouge sera déroulé pour Macky Sall, aussi long qu’il le faudra en raison de l’importance de l’évènement. En effet, la visite du chef de l’État sénégalais en France est consécutive à celle de Manuel Valls, ex-Premier ministre français et candidat déclaré aux primaires socialistes pour la présidentielle, au Sénégal en septembre dernier. Ainsi, le calendrier du président sénégalais est particulièrement chargé, car sa visite d’État intervient 24 ans après celle d’Abdou Diouf (en 1992). Certains Sénégalais semblent tout de même courroucés par l’accueil réservé au président sénégalais à Roissy Charles Degaulle, hier dimanche.  Car, c’est Annick Girardin, ministre française de la Fonction publique (15e dans l’ordre protocolaire) qui l’a accueilli à l’aéroport. Cependant, le reste de la visite d’État promet une succession d’honneurs. Surtout que c’est la dernière visite sous le quinquennat de François Hollande.

Plusieurs rencontres au sommet sont à l’ordre du jour et la forte délégation sénégalaise sera effectivement dans de bonnes grâces. À l’Élysée, un entretien et un diner sont prévus avec le président Hollande dès le 20 décembre. Que ce soit à Matignon, au Sénat ou à la Mairie de Paris, la délégation aura droit à des honneurs. De même, une réception avec des honneurs militaires est prévue à l’hôtel des Invalides. Puis, le président Sall mettra le cap sur  le musée du Quai Branly et l’Académie des sciences d’outre-mer. À cette étape, il sera nommé membre associé de ladite académie.

Le périple français de Macky Sall, quelles leçons ?

Mais, bien avant, il sera à Strasbourg dans les ateliers de l’entreprise Alstom, dès son arrivée en France, car celle-ci est partie prenante dans la réalisation du projet de la régie (train) Dakar – futur aéroport international Blaise-Diagne. Au Conservatoire national des arts et métiers, il sera fait docteur honoris causa. Ancien pensionnaire de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles, il y rendra, en outre, une visite de nostalgie. Nous passons volontairement sous silence les rencontres avec ses compatriotes de la diaspora et ses partisans de l’APR.

Toutefois, certains observateurs se demandent les raisons de tant de sollicitudes à l’égard du successeur d’Abdoulaye Wade. D’autres franchissent carrément le pas pour évoquer un financement sénégalais en faveur du pouvoir socialiste lors de la prochaine présidentielle française. Quoi qu’il en soit, la France et le Sénégal entretiennent des relations multiséculaires, et les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête de ces deux États ont toujours oeuvré à les pérenniser.

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Côte d’Ivoire : Adama Bictogo poursuivi en France pour « escroquerie »

Adama Bictogo serait actuellement dans le viseur de la justice française pour raison d’escroquerie. La société française Soeximex accuse l’ex-ministre ivoirien de l’Intégration africaine d’avoir perçu de l’argent sans avoir exécuté sa prestation.

Adama Bictogo, un homme d’affaires véreux ?

Le fondateur du groupe Snedai est empêtré dans une autre affaire qui risquerait de ternir davantage son image. En effet, la société Soeximex vient de traduire Adama Bictogo devant le TGI de Nanterre pour escroquerie. À en croire Me Emmanuel Asmar, avocat de l’entreprise française, le député d’Agboville (RDR) aurait perçu pendant près d’une décennie (depuis 2006) la somme de 4 millions d’euros (2,6 milliards de FCFA) pour l’achat et la livraison de plusieurs milliers de tonnes de cacao via le Port autonome de Lomé (Togo). Sauf que la société « Côte d’Ivoire fruits » serait une entreprise totalement fictive, car n’ayant jamais existé.

Le préjudice qui en est résulté s’élève donc à plus de 6,6 millions d’euros (4,3 milliards de FCFA). Aussi, l’homme d’affaires ivoirien risquerait cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros (245 millions de FCFA) d’amende auxquels s’ajoutent les dommages-intérêts.

Notons que le nom de ce cadre du RDR, parti d’Alassane Ouattara, revient de façon récurrente dans certaines affaires. Il avait préalablement été cité dans le détournement de l’indemnisation des victimes de déchets toxiques. De même, après la rupture du contrat de délivrance des visas biométriques, le Sénégal avait versé à sa société (Snedai), une indemnité de 18 millions d’euros (12 milliards de FCFA). Cette autre affaire est encore restée au travers de la gorge des Sénégalais.

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Côte d’Ivoire – France : l’ambassadeur Georges Serre maintenu à Abidjan

Le gouvernement ivoirien a déjà manifesté sa volonté de continuer sa collaboration avec l’ambassadeur français Georges Serre. Les autorités françaises viennent d’accéder à la demande d’Abidjan en accordant un sursis supplémentaire à leur diplomate.

Georges Serre, un allié sûr du régime Ouattara ?

On ne change pas une équipe qui gagne. Ce dicton semble coller parfaitement à la situation de Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. En effet, longtemps annoncé sur le départ, le diplomate français restera encore en poste à Abidjan jusqu’en juillet 2017. Aussi, cette énième prorogation permettra à l’ambassadeur français de mener à terme certains dossiers qu’il a ébauchés. Il y a entre autres la reprise des prêts souverains et le Contrat de désendettement et de développement (C2D). Paris ne semble donc plus pressé de rappeler son représentant diplomatique se trouvant sur les bords de la lagune Ébrié.

Mais, de sources bien introduites, la décision du Quai d’Orsay de maintenir en poste son représentant n’est nullement fortuite. Nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France en Côte d’Ivoire depuis avril 2012, Georges Serre entretient de bonnes relations avec Alassane Ouattara. Ainsi, les deux personnalités s’apprécient mutuellement, travaillent en bonne intelligence et se rencontrent régulièrement. De même, l’ambassadeur Serre se servirait de ses réseaux pour étouffer toute opinion anti-Ouattara du côté de l’Hexagone. Après la défaite de Nicolas Sarkozy, ami du président ivoirien, à la présidentielle de 2012, c’est encore M. Serre qui a oeuvré a rapprocher le régime d’Abidjan de François Hollande, le nouvel élu

L’on ne saurait donc se séparer d’une telle relation dont le poids est plus qu’indéniable dans le positionnement géopolitique du pays. C’est à juste titre que les multiples reports du départ de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire vers son pays d’origine sont vécus par les autorités ivoiriennes comme le symbole d’une parfaite amitié avec la France.

Mais qu’en sera-t-il après la prochaine présidentielle à laquelle ni Sarkozy, ni Hollande ne sont pas candidats ?

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Gabon : Lâché par l’UE, Ali Bongo en visite en Chine, invité par Xi Jinping

Ali Bongo Ondimba effectue une visite d’État de trois jours en Chine, du 6 au 9 décembre. Le président gabonais y a été invité par son homologue chinois, Xi Jinping.

Tapis rouge pour Ali Bongo en Chine

Les pays n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts à défendre. Cette maxime est d’autant plus vraie que le microcosme géopolitique international donne d’observer des alliances qui se font et se défont au fil des temps. En effet, quelque peu isolé sur le plan international après sa réélection d’août dernier, Ali Bongo reçoit une bouffée d’oxygène. C’est que Xi Jinping, le président chinois, a invité son homologue gabonais pour une visite de trois jours. Ainsi, le président gabonais peut d’ores et déjà exulter : « La Chine et le Gabon sont des amis de longue date. Heureux d’honorer l’invitation du Président Xi Jinping pour réaffirmer ce lien. »

Même si ABO en tirera des dividendes économiques et de nouvelles opportunités de coopération, c’est surtout un bon positionnement diplomatique. Car, Jean Ping, le candidat malheureux à la présidentielle, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise, continue de revendiquer « sa » victoire pour ce scrutin présidentiel. Aussi, s’était-il rendu, fin octobre, en France, en Belgique puis aux États-Unis pour rallier la communauté internationale à sa cause. Dans la foulée, la mission d’observation de l’Union européenne rendra son rapport sur les élections gabonaises le 7 décembre (demain).

Ce déplacement en Chine constitue donc pour Bongo fils un soutien de taille dans un monde qui se bipolarise davantage.

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Sénégal – France : première visite d’État de Macky Sall dans l’Hexagone

Macky Sall se rendra en France du 18 au 23 décembre prochains pour une visite d’État. Longtemps attendu, ce voyage du président sénégalais dans l’Hexagone ne sera pas de tout repos. Son agenda semble particulièrement chargé.

Que d’honneurs au menu pour Macky Sall en France

Le tapis rouge sera déroulé pour Macky Sall, aussi long qu’il le faudra en raison de l’importance de l’évènement. En effet, la visite du chef de l’État sénégalais en France est consécutive à celle de Manuel Valls, Premier ministre français au Sénégal en septembre dernier. Ainsi, le calendrier du président sénégalais semble particulièrement chargé, car sa visite d’État intervient 24 ans après celle d’Abdou Diouf (en 1992). Plusieurs rencontres au sommet sont à l’ordre du jour et la forte délégation sénégalaise sera effectivement dans de bonnes grâces. À l’Élysée, un entretien et un diner sont prévus avec le président François Hollande dès le 20 décembre. Que ce soit à Matignon, au Sénat ou à la Mairie de Paris, la délégation aura droit à des honneurs.

De même, une réception avec des honneurs militaires est prévue à l’hôtel des Invalides. Puis, le président Sall mettra le cap sur  le musée du Quai Branly et l’Académie des sciences d’outre-mer. À cette étape, il sera nommé membre associé de ladite académie. Mais, bien avant, il sera à Strasbourg dans les ateliers de l’entreprise Alstom, dès son arrivée en France, car celle-ci est partie prenante dans la réalisation du projet de la régie (train) Dakar – futur aéroport international Blaise-Diagne. Au Conservatoire national des arts et métiers, il sera fait docteur honoris causa. Ancien pensionnaire de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles, il y rendra, en outre, une visite de nostalgie. Nous passons volontairement sous silence les rencontres avec ses compatriotes de la diaspora et ses partisans de l’APR.

Toutefois, certains observateurs se demandent les raisons de tant de sollicitudes à l’égard du successeur d’Abdoulaye Wade. D’autres franchissent carrément le pas pour évoquer un financement sénégalais en faveur du pouvoir socialiste lors de la prochaine présidentielle française. Quoi qu’il en soit, la France et le Sénégal entretiennent des relations multiséculaires, et les différents dirigeants qui se sont succédés à la tête de ces deux États ont toujours fait en sorte de les pérenniser.

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