Afrique du Sud: Jacob Zuma démissionne, Cyril Ramaphosa lui succède!

Jacob Zuma démissionne de la présidence de l' Afrique du Sud
Par Gary SLM
Publié le 15 février 2018 à 07:23 | mis à jour le 15 février 2018 à 07:24

Jacob Zuma n’est plus le président de l’ Afrique du Sud. Il a rendu sa démission dans la soirée du mercredi 14 février 2018 et a été remplacé par Cyril Ramaphosa. L’homme qui avait succédé à Thabo Mbeki aura duré au pouvoir 8 ans, 9 mois et 5 jours.

Jacob Zuma a quitté la présidence de l' Afrique du Sud

La démission de Jacob Zuma de la présidence de l’ Afrique du Sud était réclamée au sein de son parti politique l’ ANC. Même s’il semblait vouloir se maintenir à la tête de la nation arc-en-ciel malgré les différents scandales qui ont plombé son deuxième mandat, il a finalement cédé à la pression de son propre camp.

Mercredi, c’est un homme joyeux, amuseur qui s’est présenté en conférence de presse. Dès sa prise de parole, il a lancé à l’auditoire « Pourquoi avez-vous l’air si grave ? Que se passe-t-il ? » Après un long discours télévisé, il a lancé« J’ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation.»

Jacob Zuma qui est né à Nkandla dans la province du Natal, en Afrique du Sud, est un militant de longue date de l’ ANC. Il a milité au sein de ce parti dès 1959. Il y a occupé plusieurs postes après son retour d’exil qui avait duré de 1975 - 1990. Il est devenu vice-président de la République en 1999 avant de succéder à Thabo Mbeki à la tête du pays.

Mais très vite, il a été dénoncé dans des affaires d’une extrême gravité. Le 6 décembre 2005, Jacob Zuma est inculpé pour le viol d'une jeune femme séropositive de 31 ans par le tribunal de Johannesburg avant d’être acquitté le 8 mai 2006. Il a aussi été pointé du doigt dans l’affaire Thint-Thales. Jacob Zuma est accusé de fraude, blanchiment d'argent, racket et évasion fiscale…

Des conditions négociées pour son départ

Les médias sud-africains croient savoir qu’il était en négociations avec la direction de l'ANC concernant sa démission au profit du président Cyril Ramaphosa. Le 13 février dernier, l'ANC lui a clairement demandé de démissionner, faute de quoi elle menaçait de le destituer. Hier 14 février 2018, après avoir dans un premier temps refusé de partir, Jacob Zuma a accepté de démissionner « avec effet immédiat »


Il a dans son discours d’adieu déclaré : « C’est mon parti qui m’a mis à la présidence. C’est mon parti qui m’a demandé de me présenter devant l’Assemblée nationale pour être élu. C’est mon parti qui m’a demandé de servir sur la base de la Constitution qui est la loi suprême de notre pays… Ne vous trompez pas, aucun leader ne doit rester au-delà du temps qui lui est imparti par le peuple. Aucun leader ne doit chercher une sortie facile. »

En promettant de continuer à servir son pays, il a lancé en fin de discours « On se reverra bientôt ».