Chine : Beijing donne un nouveau coup de pouce aux voitures autonomes

Les voitures autonomes prennent le pouvoir à Beijing

Beijing a réservé 33 tronçons de route d'une longueur totale de 105 kilomètres pour tester des voitures autonomes, la plus importante de toutes les villes chinoises, à l'heure où de nombreuses entreprises sont en concurrence pour produire en masse ce genre de véhicules.

Les voitures autonomes prennent le pouvoir à Beijing

Selon le Centre d'innovation pour la mobilité intelligente de Beijing, un fournisseur de services d'essais routiers pour les véhicules autonomes, ceux-ci ont parcouru 26 000 kilomètres en toute sécurité dans les zones d'essai de la capitale. Selon Zheng Fangdan, consultant senior chez la société de recherche chinoise CCID Consulting Co, des systèmes améliorés pour les essais routiers pourraient faciliter le développement des voitures autonomes dans le pays.

« Cela donnera aux entreprises qui parient sur des technologies autonomes un accès plus large à une grande quantité de données de haute qualité », a dit M. Zheng, avant d'ajouter : « Tout cela est au cœur de la capacité des véhicules autonomes à prendre des décisions de contrôle ».

Selon le Centre d'innovation pour la mobilité intelligente de Beijing, cinq entreprises avaient reçu une licence pour tester leurs véhicules dans la capitale à la date du 28 juin.

Le géant de l'Internet Baidu Inc a été la première entreprise à obtenir cette licence, suivie par la start-up de voitures électriques Nio et Beijing Electric Vehicle Co, filiale du constructeur automobile BAIC Group.

Les plaques d'immatriculation utilisées dans les tests de conduite autonome à Beijing ont cinq niveaux, de T1 à T5. Le niveau le plus élevé qui ait été délivré jusqu'à présent en Chine est le T3, qui atteste que les véhicules qui l'ont reçu possèdent des capacités telles que la reconnaissance de l'état des routes, la conformité aux règles de la circulation routière et l'évacuation d'urgence. Baidu a obtenu des plaques T3 en mars.

Plus tôt cette semaine, Pony.ai, une start-up autonome, est devenue la deuxième entreprise à se voir délivrer une plaque d'immatriculation T3.

Pour Peng Jun, PDG de Pony.ai, l'obtention de ce type de plaque d'immatriculation montre que sa société a acquis une plus grande reconnaissance technique, et le prochain défi est la production de masse à petite échelle, qui nécessite la stabilité et la fiabilité du système.

La politique chinoise pour la mise au point des véhicules autonomes

Pour assurer le développement rapide des véhicules autonomes, les autorités chinoises ont accéléré l'élaboration des lignes directrices et règlements pertinents. En décembre, les autorités locales de Beijing ont publié les premières lignes directrices nationales sur les essais routiers pour les véhicules automobiles autonomes.

La directive indique clairement que les entités indépendantes enregistrées en Chine peuvent demander à tester au plus cinq véhicules à la fois, et qu'elles doivent d'abord effectuer des tests dans des zones interdites désignées avant de procéder à des essais sur route.

Zhao Xiang, analyste chez la société de conseil Internet Analysys, estime que la technologie de conduite autonome est en train de mûrir, mais qu'elle fait toujours face à des obstacles pour une utilisation commerciale. Les obstacles technologiques peuvent inclure l'exactitude des cartes numériques et le coût élevé des capteurs laser utilisés dans les systèmes de voiture autonomes, a-t-elle précisé.

À Beijing, les zones d'essai pour les véhicules autonomes sont principalement situées dans les banlieues, telles que la zone de développement économique d'Yizhuang, le district de Shunyi et le district de Haidian. D'autres villes comme Shanghai et Chongqing ont également autorisé des véhicules sans conducteur.