High-tech : Après les Etats-Unis, gros coup dur pour Huawei en France

Le Parlement français a adopté une nouvelle loi durcissant les règles pour l'attribution des licences 5G aux opérateurs étrangers dans le pays.

Huawei dans le collimateur de la France
Par Ange Atangana
Publié le 25 juillet 2019 à 13:28 | mis à jour le 25 juillet 2019 à 13:28

Le Parlement français adopté mercredi le projet de loi visant à sécuriser le déploiement de la 5G en France, aussi appelée « loi anti-Huawei ». Huawei est pourtant un acteur important du déploiement de cette technologie dans le monde.

La France se méfie à son tour de Huawei.

Comme les Etats-Unis, la France affiche de la méfiance vis-à-vis du géant chinois Huawei. Mercredi, avec l’ultime vote du Sénat, le Parlement français a adopté un projet de loi réduisant les chances du groupe de Shenzhen d’installer ses équipements pour le déploiement de la 5G dans l’Hexagone.

Le nouveau texte vise « à préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France dans le cadre de l'exploitation des réseaux radioélectriques mobiles ». Celui-ci instaure un régime d’autorisation préalable par le premier ministre de l’exploitation par les opérateurs télécoms des équipements dans les réseaux 5G et générations suivantes. L’autorisation est d’une durée de huit ans et ne prend pas en compte les technologies précédentes comme la 4G.

Sans toutefois évoquer le nom de Huawei, il faut noter que les dossiers des opérateurs étrangers, notamment ceux venant hors de l’Union européenne, seront traités à part. Le gouvernement français craint une ingérence d’Etats non membres de l’UE. Le premier ministre peut à cet effet refuser d’accorder son autorisation au cas où il y a « un risque sérieux à la permanence, à l’intégrité, à la sécurité, à la disponibilité du réseau, ou à la confidentialité des données transitant par le réseau ».


Contrairement aux Etats-Unis où il est accusé d’espionnage, Huawei n’a pas été interdit en France. Le gouvernement français durcit ses règles craignant que les soupçons portés par l’administration Trump se confirment.




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