Seul, ce Guinéen construit un barrage pour électrifier son village

Le village de Bolodou en Guinée est désormais entièrement électrifié grâce à une mini-centrale construite par un de ses ressortissants.

Ibrahima Tounkara présente son barrage.
Par Ange Atangana
Publié le 08 août 2019 à 13:26 | mis à jour le 08 août 2019 à 13:27

Ibrahim Tounkara a réussi l’exploit de relier son village Bolodou en Guinée au réseau électrique. Il a construit un petit barrage électrique capable d’approvisionner cette localité au quotidien.

Grâce à un investissement de 3,05 millions de francs, un barrage ravitaille un village en Guinée.

Les délestages sont le quotidien des populations vivant dans les coins reculés de l’Afrique. Ce n’est plus le cas depuis de longs mois pour les habitants de Bolodou, un village guinéen. Le salut leur est venu par un de leurs ressortissants, Ibrahima Tounkara. Professeur de mathématiques, ce Guinéen a construit un barrage dans cette bourgade.

Pour réaliser son exploit, Ibrahima Tounkara a d’abord acquis des connaissances sur le fonctionnement des barrages à l’aide de son smartphone en 2016. Une fois les recherches terminées, il lance les travaux de construction de son barrage en décembre de la même année. Il explique qu’il lui a fallu fabriquer « une petite turbine reliée par une poulie à une dynamo qui transforme l’énergie mécanique en électricité ».

Une fois ce dispositif réalisé, Ibrahima Tounkara va faire appel à un maçon pour construire un petit barrage capable de canaliser l’eau et de la conduire vers cette turbine tout en régulant le débit. Depuis, les populations de Bolodou ont rangé leurs lampes à pile pour profiter l’énergie électrique. Elles ne déboursent que près de 125 francs CFA chaque semaine pour avoir leurs foyers électrifiés.

Ce projet a coûté 3,05 millions de francs CFA à Ibrahima Tounkara. Avec les pécules provenant de Bolodou, il envisage de faire bénéficier les localités environnantes de cette trouvaille technologique. De quoi réduire le déficit énergétique dans l’arrière-pays.