Centre covid -19 détruit : Molière, en colère, parle et accuse

Molière parle de la destruction du centre contre le covid -19
Par K. Richard Kouassi
Publié le 07 avril 2020 à 19:42 | mis à jour le 07 avril 2020 à 20:39

La destruction du centre contre le COVID-19 à Yopougon, dans la nuit du dimanche 5 avril 2020, continue de faire réagir. L'artiste-chanteur Molière qui s'exprimait sur les ondes de Vibe Radio, a fait savoir que ces événements sont survenus à la suite d'un déficit de communication de la part du gouvernement ivoirien.

Molière parle de la destruction du centre contre le COVID-19

Dimanche 5 avril 2020, des habitants du quartier Toits-Rouges ont investi le stade BAE (Brigade anti-émeute), où se construisait un centre de dépistage du Covid-19.

Farouchement opposés à l'édification dudit centre, ils ont saccagé le matériel et démoli les chapiteaux déjà montés. La scène de protestation s'est poursuivie le lendemain lundi, obligeant Vincent Toh Bi Irié, le préfet d'Abidjan, à se dépêcher sur les lieux.

La Police nationale annonce avoir arrêté 12 individus suite à la manifestation de protestation contre l'installation du site de dépistage du Covid -19 au stade de la BAE. Les personnes interpelées s'adonnaient à la pose de barricade dans les rues.

Interrogé par nos confrères de Vibe Radio relativement à ces évènements, le chanteur Molière n'a pas eu la langue dans la poche.

"Il y a eu un manque de communication dans ce dossier. Les autorités n’ont pas pris le soin de communiquer au préalable avec les populations avant d’engager cette initiative", a dénoncé le zouglouman.

De son vrai nom Ogou Maxime, l'artiste explique que le coronavirus étant une maladie très contagieuse, les populations ont sans doute eu peur de la présence du centre de dépistage de Covid-19.


"Du jour au lendemain, les gens sont au quartier, ils voient débarquer du matériel, on leur dit, c’est pour installer tout ce matériel dans le quartier par rapport à cette affaire de coronavirus. Tout de suite, c’est la peur qui s’empare des gens, vous êtes anxieux et inquiet", poursuit-il.

Cependant, le "prophète du zouglou" refuse de justifier l'acte posé par les riverains. Il a vivement condamné "l’acte de violence perpétré par ceux qui sont allés démolir ce site du stade de la BAE".