Togo : 1 an après sa réélection, Faure Gnassingbé toujours contesté

Le président togolais Faure Gnassingbé lors d'un sommet
Par K. Richard Kouassi
Publié le 27 janvier 2021 à 18:03 | mis à jour le 27 janvier 2021 à 18:04

Faure Gnassingbé a été réélu à la tête de la République du Togo à l'issue de l'élection présidentielle du 22 février 2020. Près d'un an après son écrasante victoire, le chef d'État togolais continue d'être contesté par Agbéyomé Kodjo, son principal adversaire.

Agbéyomé Kodjo ne reconnait pas la réélection de Faure Gnassingbé

Cela fait bientôt un an que Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis le 4 mai 2005, a été porté à la tête de la République du Togo pour un 3e mandat au lendemain de l'élection présidentielle du 22 février 2020. Le président sortant a obtenu 72,36 % des voix devant Agbéyomé Kodjo, selon les chiffres fournis par la Commission électorale nationale indépendante.

L'ancien Premier ministre togolais qui a récolté 18,37 % des suffrages exprimés a immédiatement dénoncé de "nombreuses fraudes". Le président de l'Assemblée nationale a appelé "la population sur tout le territoire national et dans la diaspora à défendre résolument la vérité des urnes".

"Je conteste de toutes les forces ces résultats. Je considère que je suis le vainqueur légitime de cette élection. Je continuerai à réclamer ma victoire", avait soutenu l'adversaire de Faure Gnassingbé. D'ailleurs, près d'un an après, celui-ci refuse encore de reconnaitre la réélection du fils de feu Gnassingbé Eyadema.

"Le 23 février au matin, les résultats que nous avons collectés des 9 389 bureaux de vote communiqués par nos représentants au téléphone ou par SMS, nous étions, selon les projections, entre 59 et 61 %. Le même jour, nous avons animé une conférence de presse pour annoncer que nous avons gagné l’élection présidentielle. Aussitôt, les félicitations ont commencé à fuser de partout", a martelé Agbéyomé Kodjo dont les propos sont cités par le site Icilome. C'était au cours d'une vidéo-conférence il y a quelques jours.


Poursuivant, l'opposant togolais soutient que "celui qui a gagné ne va pas négocier avec le vaincu pour se donner une légitimité qu’il n’a pas obtenue dans les urnes".






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