Kando Soumahoro : « Il nous avait été interdit de parler de rébellion »

Kando Soumahoro fait partie de ceux qui demeurent encore aux côtés de Guillaume Kigbafori Soro. L’ancien député de Biankouma (ouest de la Côte d’Ivoire) vient de faire une curieuse publication sur la rébellion de 2001, menée par son mentor contre le pouvoir de Laurent Gbagbo.

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Laurent Gbagbo et le FPI (Front populaire ivoirien) prennent le pouvoir en Côte d’Ivoire le 26 octobre 2000. Mais l’opposant historique de feu Félix Houphouët-Boigny fait très tôt face à une rébellion armée déclenchée depuis le nord du pays. Les rebelles conduits par Guillaume Soro, ancien secrétaire général de la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire), tentent de renverser le pouvoir des refondateurs avant de se replier à Bouaké.

Plus de 20 ans après, Kando Soumahoro, proche de Guillaume Soro, revient sur cet épisode de l’histoire de la Côte d’Ivoire. « Il nous avait été interdit de parler de rébellion dans nos services et d’en accuser ses acteurs. Dieu voulant peut-être que les commanditaires se dévoilent, c’est au sein du rassemblement dénommé RHDP qui a soutenu la partie rebelle et remporté les élections qu’une crise naît », a déclaré l’ex-député ivoirien dans un tweet.

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Il faut rappeler qu’en mai 2022, Kando Soumahoro avait clairement affirmé qu’il n’a jamais fait partie de la rébellion ivoirienne. « Ça fait remonter à l’histoire de la rébellion et rappeler aux acteurs et commanditaires qu’il y’a encore des séquelles même si le butin a été partagé. Je suis très à l’aise pour le dire et redire parce que je n’ai jamais été rebelle », s’était-il exprimé.

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Kando Soumahoro affirme qu’il est « tellement facile de demander » à Guillaume Soro « de rentrer pour faire face à la justice ». Il estime que le leader des soroistes « était déjà sur le terrain pour faire face au peuple ivoirien, parcourant région après région pour se repentir, demander pardon pour la rébellion qu’il a revendiquée ».

Le soroiste ne manque pas de souligner que « de façon responsable, le président Gbagbo a pris une loi d’amnistie pour régler la difficile problématique de la rébellion pourtant punie sous toutes ses formes par la Constitution au nom de la paix, de la réconciliation et du vrai vivre ensemble ».


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