Côte d’Ivoire-CMU obligatoire : Les vérités crues d’Éric Sémien (OIDH)
Éric-Aimé Sémien, le président de l’ OIDH (Observatoire ivoirien des droits de l’homme), a craché ses vérités aux autorités de la Côte d’Ivoire après la mesure rendant obligatoire la CMU (Couverture maladie universelle). Il s’est exprimé au cours d’une conférence tenue au siège de son organisation le mardi 4 octobre 2022.
Côte d’Ivoire-CMU : L’ OIDH dénonce la nouvelle mesure
« Dans la vie d’une organisation, il faut regarder de près l’actualité afin de faire des propositions. Le rôle de l’ OIDH est un rôle d’alerte et d’éveil pour le contrôle de la gestion de la chose publique », a déclaré Éric-Aimé Sémien lors de ses propos liminaires le mardi 4 octobre 2022 en conférence de presse.
Selon le président de l’ OIDH, au regard de l’évolution de l’actualité en Côte d’Ivoire, il état important pour son organisation de se prononcer. « On observe un mutisme dérangeant », a-t-il regretté.
Le patron de l’ OIDH s’est insurgé contre la mesure du gouvernement de Côte d’Ivoire visant à rendre obligatoire la Couverture maladie universelle (CMU). « Dans un pays moderne, il faut une couverture maladie, mais il faut un système », a soutenu Éric Sémien, qui a également affirmé que l’État n’a pas le droit de rendre la CMU obligatoire.
Pour le juriste ivoirien, la décision des autorités ivoiriennes crée un problème des droits de l’homme. Par ailleurs, le conférencier a fait remarquer qu’en rendant la CMU obligatoire, l’État n’est pas assuré de satisfaire les citoyens à travers les prestations dans les établissements sanitaires. « Cette mesure n’est pas opportune. C’est une mesure impopulaire à retravailler », a laissé entendre le premier responsable de l’observatoire.
Au cours de son intervention, Éric Sémien a dénoncé la récente augmentation du prix du carburant. « Nous sommes surpris parce que personne n’en a parlé, la société civile tout comme les consommateurs. C’est un coût que la population doit supporter alors que les dirigeants créent des structures étatiques budgétivores dont on ne voit pas l’utilité », s’est-il exprimé.
Éric Sémien a aussi appelé les autorités ivoiriennes à se pencher davantage sur le cas des 3 000 docteurs non recrutés en lançant une politique d’absorption et de recrutement d’enseignants du supérieur.
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