Côte d’Ivoire: Chantal Nanaba Camara, le parcours d’une femme chaque fois pionnière
Magistrate hors hiérarchie, grade A, échelon unique, Chantal Nanaba Camara a été nommée, mardi 9 mai 2023, Présidente du Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, pour une durée de 6 ans.
Après la Cour de Cassation, la magistrate hors hiérarchie, Chantal Nanaba Camara, dépose ses valises au Conseil constitutionnel
Présidente de la Cour de Cassation depuis avril 2020, Chantal Nanaba Camara remplace Koné Mamadou à la tête du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire. La magistrate hors hiérarchie dont la nomination prend effet à compter du 21 juillet 2023, date d’expiration du mandat de son prédécesseur, n’est pas un visage inconnu du système judiciaire ivoirien.
Le parcours de Chantal Nanaba Camara est tout aussi atypique que la fonction qu’elle va bientôt occuper. Ex Doyenne des Juges des Instructions, la remplaçante de Koné Mamadou peut être considérée comme la Première femme Présidente de la Chambre Judiciaire de la Cour Suprême.
Elle occupe, par la suite, la Présidence de la Cour de Cassation ( une grande première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire) avant d’atterrir au Conseil Supérieur de la Magistrature, poste jusqu’alors réservé au Président de la République de Côte d’Ivoire.
C’est donc au regard de toutes ces expériences de femme pionnière dans le domaine juridique, que Chantal Nanaba Camara est nommée aujourd’hui comme la première femme Présidente du Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. Pour l’aider à réussir la mission à elle confiée, seront bientôt nommés 3 conseillers constitutionnels, en remplacement de ceux dont le mandat arrive à expiration le 26 juillet 2023.
Selon la Constitution, le Conseil constitutionnel est la juridiction chargée de la régulation du fonctionnement des pouvoirs publics. Il est juge de la conformité de la loi au bloc de constitutionnalité, du contrôle de l’élection présidentielle et des élections parlementaires. Sa composition, ses attributions, la procédure applicable devant elle et son administration, sont prévues par la constitution, la loi organique et les décrets subséquents relatifs au Conseil constitutionnel.
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