Âge de Meiway : à 64 ans, le secret du créateur du zoblazo
L’âge de Meiway surprend souvent : le chanteur a 64 ans. Né Frédéric Désiré Ehui le 17 mars 1962 à Grand-Bassam, le créateur du zoblazo est sur scène depuis plus de trente-cinq ans et garde une silhouette qui étonne ses fans. Son hygiène de vie tient, selon lui, en quelques règles simples. Interrogé sur sa forme, il répond par une formule qui a fait le tour des réseaux sociaux : « Je mange quand j’ai faim, je bois quand j’ai soif, et je ne fais qu’un seul coup ! »
Âge de Meiway : quel âge a le chanteur ivoirien ?
Beaucoup d’internautes cherchent cette information tant l’artiste paraît plus jeune que son état civil. Il a fêté ses 64 ans le 17 mars 2026. Sa ville natale, Grand-Bassam, première capitale de la colonie de Côte d’Ivoire, se trouve à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan. Son premier album, Ayibebou, est sorti en 1989, quatre ans après son installation à Paris, où il avait fondé le groupe Défense d’Ivoire tout en travaillant dans une station-service.
« Je mange quand j’ai faim » : la formule de Meiway
La phrase a été reprise fin avril 2025 par plusieurs sites ivoiriens. Les propos circulent surtout sur les réseaux sociaux et l’interview d’origine est difficile à retrouver. Le sens général ne fait pas débat : le chanteur dit écouter son corps, manger seulement quand la faim se présente et boire seulement quand il a soif. La dernière partie de la phrase, laissée sans explication, a surtout fait sourire.
L’artiste tenait déjà ce discours en 2022. « Je fais beaucoup attention à mon hygiène de vie. Je ne fais rien avec excès », disait-il alors, selon les mêmes relais. Il racontait faire son lit lui-même chaque matin et laver ses sous-vêtements, deux gestes qu’il présentait comme une manière de rester actif. La vieillesse, pour lui, s’apparente à une soumission, et il dit refuser de s’y plier.
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De Grand-Bassam à Paris, les débuts de Meiway
Frédéric Ehui grandit dans une famille où la musique tient une place réelle : son père joue de l’accordéon en amateur, sa mère chante à l’église. Il entre dans la chorale paroissiale à 9 ans, puis passe par les orchestres scolaires. En 1978, son groupe Pace remporte le premier prix d’un concours de chanson. Il le quitte peu après pour monter son propre projet, avant de partir en France en 1985.
Le zoblazo, un style né au début des années 1990
Après Ayibebou, il lance le zoblazo, une musique de danse au tempo rapide qui mêle les traditions nzema (appolo) de sa région, des rythmes ghanéens, la pop et l’esprit des fanfares. Ses albums portent souvent un pourcentage dans le titre, comme 200% Zoblazo en 1991 puis Jamais 203 (300% Zoblazo) en 1993. Suivent Appolo 95 en 1995, Extraterrestre en 1999, M20 pour ses vingt ans de carrière en 2009 et Légende en 2019, accompagnés par son orchestre, le Zo Gang.
Ses titres les plus connus, de 200% Zoblazo à Miss Lolo en passant par Godeba et DJ Tassouman, continuent d’animer les fêtes en Côte d’Ivoire et dans la diaspora. Fin 2024, il a sorti un nouveau single, Badou’ko. Sa longévité lui a aussi valu une distinction à l’étranger : le 28 octobre 2023, au Pavillon de Toronto, il a reçu le prix Lifetime Achievement des Kilimandjaro Music Awards, une récompense qu’il avait lui-même annoncée sur sa page.
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Rédigé par
Josué SossouJosué Sossou, Journaliste et analyste politique béninois, j'observe et critique l’actualité africaine. Engagé pour la démocratie, la liberté d’expression et l’État de droit, je partage avec vous tous les sujets importants de l'actualité africaine
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