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Centrale d’Atinkou : 50 % d’électricité en plus avec le même gaz

Patrice Dama
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Robert Beugré Mambé, Premier ministre ivoirien, qui a inauguré la centrale d’Atinkou de 390 MW à Jacqueville
Photo : Prisca Diom / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a inauguré vendredi 6 novembre 2026, à Jacqueville, la centrale d’Atinkou, une centrale thermique à cycle combiné de 390 MW. Avec elle, la capacité électrique de la Côte d’Ivoire atteint 3 337 MW, pour un investissement de 404 millions d’euros.

Le chiffre qui intéresse le plus le gouvernement n’est pas la puissance. Selon le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, Atinkou permet de produire 50 % d’électricité en plus avec la même quantité de gaz naturel. Dans un pays où le gaz du sous-sol reste la première source de courant, ce rendement pèse lourd.

Pourquoi la centrale d’Atinkou consomme-t-elle moins de gaz ?

Tout tient au cycle combiné. Les turbines à gaz, fournies par Siemens Energy, produisent un premier courant. La chaleur de leurs fumées, au lieu de partir dans l’air, alimente une chaudière dont la vapeur fait tourner une turbine supplémentaire. Le même combustible sert deux fois.

La centrale annonce 2 875 gigawattheures par an. Ce courant rejoint le réseau par une ligne haute tension de 400 kV qui fait le tour d’Abidjan, ce qui doit stabiliser l’alimentation de la capitale économique et de ses zones industrielles. Atinkou tourne en exploitation commerciale en cycle combiné depuis le 13 décembre 2025 ; l’inauguration officielle est venue près d’un an plus tard.

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Qui a construit Atinkou ?

Le projet, d’environ 265 milliards FCFA, porte la marque du groupe Eranove. Ce dernier avait lancé en Côte d’Ivoire la Compagnie ivoirienne de production d’électricité (CIPREL), devenue en 1994 le premier producteur indépendant d’électricité du pays et de la sous-région. Atinkou est d’ailleurs connue dans les dossiers de financement sous le nom de CIPREL V.

Son directeur général, Bernard N’Guessan Kouassi, a insisté sur la part ivoirienne du chantier : entreprises locales, formation de techniciens à des métiers rares dans la sous-région, et aucun accident du travail recensé jusqu’à la mise en service.

11 400 MW en 2040 : l’objectif de la Côte d’Ivoire

Le Plan national de développement 2021-2025 visait plus de 3 000 MW installés. Le cap est franchi. La Politique intégrée des ressources minérales et énergétiques (PIRME) fixe désormais 11 400 MW à l’horizon 2040, soit trois fois la capacité actuelle, pour suivre une demande qui grimpe chaque année et alimenter les pays voisins raccordés au réseau ivoirien. D’autres centrales thermiques, hydroélectriques, solaires et à biomasse sont en construction ou en projet, a rappelé le ministre. Plus d’actualités dans notre rubrique Économie.

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Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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