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Agriculture ivoirienne : Les 5 priorités pas si choc du gouvernement

Gary SLM
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Agriculture ivoirienne - Les 5 priorités choc du gouvernement plantation de maïs
Agriculture ivoirienne – Les 5 priorités choc du gouvernement plantation de maïs

L’agriculture ivoirienne entre dans une nouvelle phase avec la déclinaison par le gouvernement ivoirien de 5 priorités pas si choc qu’il faudrait pour dominer l’Afrique. L’objectif de la Côte d’Ivoire est de transformer durablement son secteur agricole, pilier de son développement depuis l’indépendance. Mais force est de constater que la politique nouvelle qui mobilise déjà l’attention et les moyens de l’État pourrait s’avérer insuffisantes pour renverser la table.

Agriculture ivoirienne : le gouvernement sort 5 priorités stratégiques

Malgré les nombreux leviers de développement, la Côte d’Ivoire reste fidèle à l’agriculture pour impulser son développement économique. Le pays du Président Alassane Ouattara, à travers 5 priorités stratégiques fortes, entend booster son secteur agricole avec l’objectif de dominer le secteur en Afrique.

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Lors de sa prise de parole à Nouakchott, le ministre Bruno Nabagné Koné, en charge de ce ministère, a exposé les 5 priorités choc du gouvernement ivoirien pour transformer ce secteur. D’après lui, il est en premier point question “d’une accélération de la transformation structurelle des systèmes agroalimentaires” afin de rendre les chaînes de valeur compétitives et industrialisées.

Les 5 mesures du gouvernement ivoirien pour booster l’agriculture

Le ministre Bruno Nabagné Koné liste aussi, selon le site du Gouvernement, le “renforcement de la résilience face aux changements climatiques, l’approfondissement de l’intégration régionale pour des marchés agricoles plus résilients et complémentaires ; l’exploitation du levier numérique pour stimuler la productivité et faciliter l’accès des petits exploitants aux innovations ; le renforcement de la protection sociale des agriculteurs, couplé à la promotion de l’économie bleue pour une valorisation optimisée des ressources halieutiques”.

Les maux qui minent l’agriculture ivoirienne

L’agriculture ivoirienne est jusqu’à maintenant basée sur la commercialisation des produits, ce qui limite les bénéfices pour les agriculteurs. Dans le pays, très peu d’agriculteurs transforment leurs produits pour leur apporter de la valeur ajoutée susceptible d’améliorer leur rentabilité. Les travailleurs du secteur ne bénéficient pas suffisamment d’accompagnement des banques, dans leur large majorité, pour motoriser leurs unités de production.

Faute de moyens, il est difficile pour les agriculteurs d’anticiper les problèmes de pluviométrie. Le gouvernement, à côté des 5 mesures dévoilées, devrait pousser pour créer un cadre facilitant l’engagement des banques auprès des agriculteurs de Côte d’Ivoire.

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La conséquence d’une telle politique serait la multiplication d’unités de fabrication de poudre ou pâte de chocolat, en ce qui concerne les planteurs du célèbre binôme café-cacao, de la production de poudre d’amidon, de l’attiéké… ou du placali pour les planteurs de manioc. Les planteurs de maïs pourraient directement alimenter le marché en farine et autres produits dérivés. La transformation en produit fini des différentes cultures pourrait se multiplier en Côte d’Ivoire avec une ouverture des banques à accompagner les agriculteurs. Cela permettrait de faire du secteur agricole un véritable créateur d’entreprises, un pourvoyeur incontournable d’emplois et un maillon encore plus fort de l’économie ivoirienne.

L’instauration de telles mesures incitatrices à la transformation industrielle, accompagnée de normes strictes à respecter pour bénéficier d’une certification de type “Made in Côte d’Ivoire”, changerait durablement la donne et la perception de l’agriculture ivoirienne.

Rédigé par

Gary SLM

Gary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.

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