Attaque au Mali : la France tire la sonnette d’alarme face à une situation explosive
La situation au Mali s’est très fortement détériorée avec l’attaque concertée du Jnim et le FLA ce week-end. La France se dit préoccupée par le développement de la situation dans le pays et exprime sa solidarité envers le peuple malien.
Violences au Mali : la réaction urgente de la France
Au petit matin du samedi 25 avril, les combattants jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), en complicité avec la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont lancé une série d’attaques violentes sur les villes-garnisons de Kati, de Sévaré, de Gao et surtout de Kidal. Lors de ces attaques, le Ministre malien de la défense, M. Sadio Camara, a été tué.
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Un véhicule piégé a été dirigé contre son domicile, tuant également des membres de sa famille et les fidèles musulmans venus prier dans la mosquée voisine. La ville de Kidal a, dans le même temps, été prise par les groupes armés qui ont expulsé les mercenaires russes d’Africa Corps après d’intenses négociations.
Une source diplomatique française a confié à Afrique Sur 7, la préoccupation de la France face à cette détérioration continue de la situation au Mali. « La France exprime sa préoccupation face aux récents développements de la situation au Mali. Elle condamne avec la plus grande fermeté les violences commises à l’encontre des civils », dit-elle avant d’ajouter que la France « exprime sa solidarité à l’égard de la population malienne », tout en insistant « sur la protection des populations civiles. »
Paris souhaite une paix durable au Mali
Sur ce champ de bataille, Paris n’oublie pas ses ressortissants. La France reste « attentive à la sécurité de ses ressortissants sur place » et « les appelle à la plus grande prudence. » Paris « souhaite qu’une paix et une stabilité durables soient instaurées au Mali. »
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Avec cette violente attaque et l’absence de réponses claires, rapides, des autorités maliennes à la crise, la situation devient de plus en plus préoccupante sur place. La mort du ministre Sadio Camara, en charge de la défense nationale, est un très mauvais signal pour l’espoir d’un retour à la paix.
Ces incursions des groupes armés Jnim et le FLA dans les bastions de l’armée régulière provoquent la peur chez les populations maliennes.
Les autorités de la transition au pouvoir doivent trouver une solution rapide et efficace à cette crise. Entre le blocus imposé par les groupes armés sur l’approvisionnement en carburant pendant plusieurs jours et cette attaque d’envergure contre les positions des FAMAs, la situation échappe progressivement au contrôle des dirigeants.
Rédigé par
Gary SOGNONGary SOGNON, journaliste et communicant, passionné par le traitement de l’information, je couvre aussi bien des sujets politiques que sportifs, une pluralité renforcée par plus de 15 années d’expérience en rédaction web et SEO. Retrouvez mes articles sur afrique-sur7.fr.
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