Burkina Faso : « On ne peut pas être ici et importer des œufs et des poulets », Ibrahim Traoré
Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré milite pour la fin des importations de plusieurs produits. Le président de la transition mise sur les investissements locaux pour garantir une autonomie à son pays en ce qui concerne certains produits vivriers. À l’occasion de la cérémonie officielle de sortie de la 4ᵉ promotion des apprenants de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG), il a répliqué sa vision.
Burkina Faso : Ibrahim Traoré encourage la production locale
« On ne peut pas être ici au Burkina Faso et importer des œufs et des poulets, ça fait honte pour nous-mêmes », a déclaré Ibrahim Traoré pour exprimer son opposition aux importations de poulets et d’œufs alors que, selon lui, le pays est capable de satisfaire la demande intérieure avec une production locale. Depuis longtemps, le pays a interdit les importations de poulets congelés pour protéger la production locale très prisée sur le marché. Il y a moins d’un an, les autorités ont formellement interdit l’importation des poussins chair.
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Au Burkina Faso, le constat est frappant. La viande de poulet est exclusivement issue de la production locale. Les rares poulets de chair qu’on y retrouve sont commercialisés dans les grandes surfaces commerciales et sont d’ailleurs destinés aux expatriés.
Face aux apprenants de l’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG), le capitaine Traoré a livré un message clair : « Peu importe ce que vous avez appris, l’élevage, l’agriculture, la mécanique, la bureautique, personne ne doit chômer », a-t-il lancé.
Ce n’est pas la fin de la vie lorsqu’on est blessé ou lorsqu’on a perdu quelqu’un. C’est une guerre qui nous a été imposée (…). Notre meilleure réponse, c’est de faire en sorte que le sacrifice de ceux qui nous ont déjà devancés ne soit pas vain.
Ibrahim Traoré
Le gouvernement envisage d’ailleurs de mettre en place un dispositif d’accompagnement pour faciliter l’installation des bénéficiaires formés. Pendant la visite des stands, le président du Faso a rassuré les exposants du soutien de l’État qui va les soutenir. La vision des autorités est de faire des apprenants de l’ASVOVIG et tous les autres acteurs de la production locale un rempart contre la dépendance aux importations.
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Le capitaine Ibrahim Traoré a été séduit par les produits exposés sur un stand de savon. Les quelques minutes d’échanges avec les femmes qui tenaient le stand ont conforté le chef du régime militaire dans sa position de mettre fin aux importations. « Ne vous inquiétez pas. On va tout mettre en œuvre pour vous accompagner. Nous ne voulons plus importer de savons. », a-t-il lancé. La réponse des femmes a été prompte : « Nous pouvons produire. » Une manière de rassurer le président du Faso de la disponibilité de la matière première et des compétences pour une production à grande échelle de savons.
Rédigé par
Patrice DamaJe suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.
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