Abidjan : actualité ivoirienne, la Côte d'Ivoire en live

Cacao : la PICD fustige le prix de 1 200 francs CFA

Régis BOCO
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La Plateforme ivoirienne pour le cacao durable exprime son profond mécontentement au Parc des expositions d’Abidjan ce mercredi 2 septembre 2026. Le regroupement agricole rejette le nouveau tarif obligatoire de 1 200 francs CFA fixé par le gouvernement pour l’achat du kilogramme de fèves.

Cacao : la PICD dénonce l’écart avec les coûts réels

Le collectif de défense du monde rural conteste la rentabilité de cette grille tarifaire nationale. La PICD rappelle qu’il faut débourser au moins 1 322 francs CFA pour produire un seul kilogramme de fèves sur le terrain. Le barème officiel de 1 200 francs CFA engendre donc une perte sèche de 122 francs CFA par kilogramme pour les cacaoculteurs. L’organisation ajoute que le niveau correspondant au revenu vital des familles ruraux devrait franchir le cap des 1 700 francs CFA.

Les délégués reconnaissent que la tarification découlait des ventes par anticipation sur les bourses mondiales de référence. Les syndicats jugent cependant cette logique comptable insuffisante pour assurer la survie des petites exploitations agricoles des provinces. Le calcul basé sur les cours internationaux étouffe le pouvoir d’achat des ménages après une année de forte hausse des prix des intrants.

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La commercialisation sous le feu des critiques

La direction du mouvement syndical exige une refonte globale du système de fixation des prix intérieurs. La polémique s’invite en coulisses lors de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat. Les débats s’enflamment à Abidjan. Les autorités défendent pourtant le renouvellement des générations dans les plantations. L’exécutif veut attirer la relève des jeunes diplômés vers les métiers de la terre.

La PICD rétorque qu’aucune relève ne s’engagera dans la filière sans la garantie d’une rémunération attractive. « La Côte d’Ivoire ne peut rester à la merci du marché », insiste la plateforme dans son manifeste. Les blocages survenus lors de la précédente période d’exportation continuent de peser sur la trésorerie des structures de collecte. Les coopératives se disent incapables d’absorber ce nouveau violent retour de balancier financier sans l’aide d’un fonds de lissage.

Une table ronde pour sauver les producteurs

L’organisation paysanne propose la tenue immédiate d’un forum national réunissant l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Les planteurs veulent concevoir des mécanismes de soutien capables d’élever les gains réels des communautés rurales. Le mouvement se dit prêt à collaborer avec le conseil de régulation pour identifier des réformes viables sur le long terme.

Les directeurs du regroupement maintiennent une attention particulière sur le bien-être des productrices et des petits exploitants indépendants. Le chèque des futures dotations d’accompagnement de l’État devra combler le fossé structurel mesuré par les ingénieurs agronomes. Le débat sur la répartition de la valeur ajoutée s’intensifie alors que les broyeurs industriels maintiennent leurs marges commerciales.

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La PICD juge le prix du cacao à 1 200 francs CFA insuffisant pour la campagne 2026-2027 en Côte d’Ivoire. La plateforme estime le coût de production à 1 322 francs CFA et le revenu vital à 1 700 francs CFA. Elle réclame une table ronde nationale lors des JNCC pour réformer le système de commercialisation.

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