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Côte d’Ivoire : l’ASDM cherche à combler un déficit fiscal de plusieurs milliards

Régis BOCO
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Côte d'Ivoire : l'ASDM cherche à combler un déficit fiscal de plusieurs milliards
Côte d’Ivoire : l’ASDM cherche à combler un déficit fiscal de plusieurs milliards

La Côte d’Ivoire durcit ses contrôles fiscaux pour corriger le faible rendement des taxes publicitaires nationales. Les régulateurs ont constaté un manque à gagner massif sur les recettes courantes du Trésor public. L’Agence de soutien et de développement des médias a rassemblé les professionnels de la filière lors d’un séminaire à Grand-Bassam. Les techniciens du budget ont validé trois résolutions majeures pour optimiser la collecte des fonds. Ce plan de redressement cherche à pérenniser le financement public de la presse.

Côte d’Ivoire : le plan d’Amadou Coulibaly pour le contrôle numérique

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Le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a lancé les débats en exigeant la modernisation des outils de surveillance fiscale. Les brigades de contrôle préparent l’activation d’un mécanisme de vérification entièrement numérisé. Ce dispositif informatique va croiser les déclarations comptables des entreprises, les encaissements du Trésor et les reversements de l’ASDM. Cette surveillance en ligne sert à repérer les fraudes de versement pour bloquer l’évasion fiscale.

Les hauts fonctionnaires élargissent parallèlement l’assiette de cette taxe aux nouvelles réalités des plateformes numériques. Le secteur du sponsoring en ligne, le placement de produits et les campagnes sur les réseaux sociaux échappent encore aux grilles de taxation traditionnelles. La révision des textes réglementaires va intégrer ces nouveaux supports publicitaires pour capter des ressources additionnelles.

Les statistiques du faible taux de recouvrement de l’ASDM

Les rapports présentés par le représentant du ministre de l’Économie, Vassogbo Bamba, démontrent l’urgence de cette réorganisation budgétaire. Le bilan comptable global s’est établi à seulement 2,384 milliards de francs CFA reversés à l’ASDM. L’agence tablait pourtant sur une enveloppe de 7 milliards de francs CFA pour exécuter son plan stratégique. Le taux de recouvrement sur la période récente s’est bloqué sous la barre des 60 % des objectifs initiaux. Le directeur général de l’ASDM, Méïté Sindou, a rappelé que les demandes d’appui des médias dépassent les 27 milliards de francs CFA.

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L’obstacle du secteur informel face à la transition numérique

Ce déficit budgétaire structurel met en relief les difficultés de l’administration ivoirienne à fiscaliser l’économie des nouveaux médias. L’explosion de la publicité digitale profite à des acteurs indépendants et à des agences de communication qui opèrent en dehors des circuits officiels. Le cadre juridique actuel pénalise les supports traditionnels tandis que les géants du web captent la majorité des budgets publicitaires sans s’acquitter des taxes locales.

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La réussite de cette réforme fiscale dépendra de la capacité des inspecteurs du Trésor à auditer les flux financiers des plateformes étrangères. L’État doit collaborer étroitement avec les régies publicitaires locales pour imposer une discipline de déclaration sous peine de sanctions financières. La viabilité économique des médias ivoiriens reste suspendue à la concrétisation rapide de ce mécanisme de contrôle digitalisé.

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