Côte d’Ivoire – Orpaillage illégal : nouveau coup de filet
En Côte d’Ivoire, les services de sécurité restent engagés contre l’orpaillage illégal. Le dimanche 5 juillet 2026, les éléments de la gendarmerie nationale ont une fois encore témoigné de cet engagement sans faille. Dans une vaste opération menée dans le département d’Issia, ils ont mis la main sur 25 personnes et détruit plusieurs sites d’orpaillage illégal.
Côte d’Ivoire : 25 personnes arrêtées à Issia pour orpaillage illégal
Les forces de l’ordre baissent les bras face à la persistance de l’orpaillage illégal. Malgré l’intensification de la répression et des séances de sensibilisation, les réseaux d’orpaillage illégal continuent d’opérer à travers le pays. Dimanche dernier, cinq sites d’orpaillage illégal ont été détruits dans une intervention de l’escadron de gendarmerie mobile de Daloa et de la brigade d’Issia à Sabréguhé. « Au cours de cette intervention, 25 personnes ont été interpellées. Les gendarmes ont également procédé à la destruction de 33 concasseurs, 39 motopompes, 3 tapis de lavage, 1 200 mètres de tuyaux de raccordement ainsi que plusieurs abris de fortune ».
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Ce coup de filet est le énième qui montre l’ampleur du phénomène devenu national. Les arrestations et destructions de sites sont devenues presque quotidiennes dans le pays. Les casiers des juges du Pôle pénal économique et financier sont remplis de dossiers où des dizaines de personnes sont poursuivies pour l’orpaillage illégal. Ce tableau inquiète les autorités qui craignent une dégradation avancée des sols.
Le phénomène a amorcé un tournant décisif depuis plusieurs années, poussant les autorités à prendre les taureaux par les cornes. Déjà en 2014, le ministère de l’Industrie et des Mines a décidé « de fermer immédiatement tous les sites illicites d’orpaillage ». Cette décision découlait d’un constat amer : expansion incontrôlée de l’orpaillage dans presque toutes les régions du pays, des effets néfastes sur l’environnement et le tissu social. Cette décision ferme inscrite dans le Programme national triennal 2013-2016 avait pour objectif « d’assainir, d’organiser et d’encadrer l’activité ».
Un manque à gagner estimé à 4 600 milliards de francs CFA par an
Les pertes économiques liées à l’orpaillage clandestin atteignent des proportions alarmantes, estimées à 4 600 milliards FCFA par an. Ce manque à gagner fiscal massif s’explique par l’écoulement illégal de près de 142 tonnes d’or, privant l’État de ressources essentielles pour ses projets de développement. Le phénomène s’est généralisé sur le plan territorial avec 24 régions sur les 31 que compte la Côte d’Ivoire. Ce constat illustre l’ampleur nationale du fléau et sa capacité à fragiliser l’équilibre économique et social du pays.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : plus de 1 600 sites d’orpaillage illégal recensés
Face à cette menace, l’État mobilise des moyens conséquents. Cinq cent soixante agents spécialisés, dont 460 gendarmes et 100 agents des Eaux et Forêts, sont regroupés au sein du groupement spécial de répression, afin de contenir l’expansion de l’orpaillage illégal. Sur le terrain, la répression s’est traduite par la destruction de plusieurs sites clandestins et les multiples arrestations. Toutefois, l’impact environnemental reste considérable, avec 4 500 hectares de sols à réhabiliter d’ici 2030 dans le cadre de l’Abidjan Legacy Program. L’orpaillage illégal emploie 500 000 personnes qui dépendent directement de cette activité informelle.

Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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