CEMAC : la BEAC lance un QR code de paiement commun
La CEMAC fait sauter les barrières technologiques qui freinent les transferts d’argent au sein de son espace économique. Les autorités de la Banque des États de l’Afrique centrale ont officialisé ce mercredi 29 juillet 2026 à Douala le déploiement d’un QR code de paiement entièrement standardisé et interopérable. Porté par le gouverneur Yvon Sana Bangui, ce nouvel outil numérique unifie les transactions quotidiennes pour les particuliers et les entreprises.
La CEMAC impose un langage technique unique aux opérateurs financiers
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Le dispositif permet de régler les achats auprès de n’importe quel commerçant de la sous-région, peu importe l’établissement bancaire, la microfinance ou le portefeuille électronique utilisé par le client. Ce virage numérique au sein de la CEMAC répond à une volonté forte de simplifier les circuits monétaires régionaux pour réduire la dépendance à l’argent liquide.
Le gouverneur Yvon Sana Bangui a rappelé que la coexistence de référentiels différents entre les banques classiques et les opérateurs de monnaie mobile compliquait lourdement les transactions. Le lancement de ce dispositif matérialise les nouveaux règlements validés en conseil d’administration dès le début du mois d’avril 2026. L’infrastructure commune oblige désormais tous les acteurs financiers de la zone à adopter le même langage technique pour garantir la sécurité et la rapidité des flux financiers instantanés.
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Une interconnexion continentale pour contourner les devises étrangères
Cette modernisation des systèmes de paiement s’articule en ligne droite avec le grand projet d’intégration commerciale africaine. L’adhésion officielle de la banque centrale au réseau PAPSS, négociée au début du mois de juillet avec l’appui de l’Union africaine et d’Afreximbank, oblige les institutions financières locales à se raccorder à cette plateforme continentale d’ici la fin de l’année 2026.
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Cette passerelle technique va révolutionner le commerce transfrontalier en permettant le règlement direct des transactions en monnaies locales. Les entreprises de la sous-région pourront ainsi finaliser leurs échanges avec des partenaires d’autres blocs économiques africains sans avoir à transiter par le dollar américain ou l’euro.
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