La Côte d’Ivoire va s’offrir un data center national public
La Côte d’Ivoire lance officiellement les travaux d’infrastructure de son tout premier centre de données gouvernemental de haute disponibilité pour sécuriser ses systèmes d’information à Grand-Bassam. Ce projet de stockage souverain bénéficie d’un appui financier d’envergure internationale afin de centraliser l’ensemble des bases de données critiques de l’administration publique.
Côte d’Ivoire : le projet s’installe au VITIB de Grand-Bassam
L’infrastructure s’implante au cœur de la zone franche du Village des technologies de l’information et de la biotechnologie. Évalué à près de 42 milliards de francs CFA, ce chantier stratégique reçoit une garantie financière de 66 millions de dollars octroyée par l’US Export-Import Bank. Le déploiement des structures physiques s’accélère sur le terrain après avoir franchi le seuil des 20 % de réalisation technique à la fin de l’année précédente. La recette opérationnelle se profile pour la fin de l’année en cours avant une mise en production officielle planifiée pour l’année suivante. L’ingénierie et l’intégration de la plateforme s’appuient sur l’expertise technique des constructeurs Cisco, HPE et Schneider Electric sous la supervision du Cybastion Institute of Technology.
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Washington finance la transformation numérique industrielle
L’engagement américain englobe une enveloppe complémentaire de 47 millions de dollars dédiée à la numérisation du ministère du Commerce et de l’Industrie. Ce financement direct dépasse le seuil global des 100 millions de dollars d’investissements technologiques sur la place d’Abidjan. L’accord de l’EXIM Bank s’inscrit dans le cadre d’un programme d’exportations transformationnelles marquant le premier déploiement de ce mécanisme en Afrique subsaharienne pour rééquilibrer le marché des technologies critiques. Les autorités ivoiriennes intègrent cette dynamique de modernisation dans les priorités du nouveau Plan national de développement. L’ambition vise à dématérialiser les flux administratifs pour doper l’attractivité économique de la république auprès des investisseurs directs étrangers.
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La souveraineté technologique protège l’administration
La construction de ce centre de stockage national, initiée à la suite des accords bilatéraux conclus en mai 2024, démontre que la souveraineté numérique constitue désormais le pilier de la sécurité stratégique de la Côte d’Ivoire. La finalité de cette infrastructure lourde s’articule avec les objectifs du Plan national de développement, budgétisé à 209 milliards de dollars, pour immuniser les données économiques de la place contre les cyberattaques étrangères.
Le rapatriement des charges applicatives ministérielles répond à l’urgence de protéger les secrets industriels nationaux face à la prolifération du piratage international. Les flux techniques prouvent que la centralisation des serveurs étatiques demeure indispensable pour rassurer les institutions partenaires lors des échanges de données de la république. Cette transition technologique confirme que l’indépendance numérique du pays requiert un hébergement local des serveurs pour stabiliser durablement la confiance des investisseurs de la sous-région.
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La Côte d’Ivoire accélère la construction de son premier centre de données d’État à Grand-Bassam. Le projet de 42 milliards de francs CFA bénéficie d’une garantie américaine de 66 millions de dollars de l’EXIM Bank. L’accord inclut une enveloppe de 47 millions de dollars pour numériser le ministère du Commerce et de l’Industrie.