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« Le Bénin n’est pas resté fermé aux pays de l’AES »

Cochimau HOUNGBADJI
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« Le Bénin n’est pas resté fermé aux pays de l’AES »
Le président Romuald Wadagni reçu par le général Tiani à Niamey

En conférence de presse ce vendredi 5 juin, le porte-parole du gouvernement béninois est revenu sur la visite du président Romuald Wadagni au Niger et au Burkina Faso. Face aux médias, Wilfried Léandre Houngbédji a expliqué que le Bénin était toujours resté ouvert au dialogue vis-à-vis des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Bénin : Wilfried Léandre Houngbédji reprécise les raisons de la visite de Romuald Wadagni au Burkina Faso et au Niger

« Le Bénin n’est pas resté fermé aux pays de l’AES », a déclaré le ministre porte-parole du gouvernement. Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que « parmi les chefs d’État de la sous-région, le président Talon a été notablement celui qui s’est rendu sur Ouaga pour parler avec le capitaine Traoré après son coup d’État ». Il a ajouté que le Bénin a été « toujours disposé à discuter avec les frères des pays de l’AES ». Mais sous le régime de Patrice Talon cette main tendue est restée sans suite favorable. Le Burkina Faso et le Niger étaient restés campés sur leur position.

Lire aussi : Burkina Faso, Niger : visite stratégique de Romuald Wadagni dans l’AES

Cette situation était due, selon le porte-parole du nouveau, à la position loyaliste prise par le Bénin lorsque la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de sanctionner le Niger pour réprimer le coup d’État de juillet 2023. « Du fait de notre position, en tant que partenaire loyal au sein de la CEDEAO, ces pays se sont fâchés avec nous », a-t-il rappelé.

Lire aussi : Le Niger déroule le tapis rouge pour Romuald Wadagni

Malgré les démarches du Bénin pour la levée des sanctions, les pays de l’AES ont maintenu leurs griefs. « À un moment donné, nous avons œuvré en tant que pionnier à ce que les sanctions éditées par la CEDEAO tombent. Cela n’a pas eu pour effet de ramollir la position de nos frères de l’autre côté à l’époque, qui nous soupçonnaient de tout ce que vous savez et sur lesquels on n’a pas besoin de revenir », a-t-il indiqué.

L’élection de Romuald Wadagni qui change tout ?

À présent, le porte-parole du gouvernement béninois constate que « chacun comprend que la langue et les dents peuvent se battre, se chamailler, mais qu’elles comprennent qu’elles sont condamnées à vivre ensemble ». Après son investiture à laquelle l’AES s’est fortement représentée, le nouveau président béninois élu, nouveau venu dans la classe des chefs d’État, « se fait le devoir d’aller voir ses aînés dans la fonction pour leur dire : ‘Je viens d’arriver, je suis votre nouveau compagnon, je souhaite qu’une nouvelle dynamique soit mise en œuvre en ce qui concerne les relations entre nos pays' ». La partie béninoise est heureuse de constater que cet appel au dialogue trouve un écho favorable du côté des dirigeants des pays de l’AES et de leurs populations.

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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