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Nigeria : les réserves de change renouent avec leur niveau de 2009

Régis BOCO
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Nigeria : les réserves de change renouent avec leur niveau de 2009
Nigeria : les réserves de change renouent avec leur niveau de 2009

Les réserves de change du Nigeria ont atteint 51,04 milliards de dollars au jeudi 18 juin 2026, retrouvant un niveau qui n’a plus été observé depuis 2009. Cette progression rapide intervient dans un contexte marqué par une hausse des entrées de devises et une amélioration des indicateurs du marché des changes.

Nigeria : les réserves de change franchissent un cap historique

Le Nigeria enregistre une évolution marquante de ses actifs extérieurs. Selon les données de la Banque centrale du Nigeria (CBN), les réserves extérieures ont atteint 51,04 milliards de dollars. Ce niveau se rapproche du record observé le 20 janvier 2009, lorsque les réserves ont été établies à environ 51,07 milliards de dollars.

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La progression s’est accélérée au cours du mois de juin. Les réserves ont été évaluées à 49,8 milliards de dollars au 1er juin. Elles ont dépassé le seuil des 50 milliards de dollars dès le 5 juin avec 50,12 milliards de dollars. Dix jours plus tard, elles ont atteint 50,81 milliards de dollars avant de grimper à 51,04 milliards de dollars le jeudi 18 juin. Sur les 18 premiers jours du mois, la hausse dépasse 1,2 milliards de dollars, soit une progression d’environ 2%. Cette dynamique prolonge celle observée en mai 2026, période durant laquelle les réserves ont déjà augmenté d’environ 1,22 milliards de dollars.

Les entrées de devises soutiennent la progression des réserves

L’augmentation des réserves est portée par une hausse des entrées de devises étrangères. Les investissements de portefeuille ont notamment contribué à alimenter cette progression. Parallèlement, les autorités monétaires poursuivent les réformes pour rendre le marché des changes plus transparent et plus attractif. Ces ajustements semblent accompagner l’amélioration constatée sur les flux de devises.

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Pour le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Olayemi Cardoso, cette évolution renforce les fondamentaux financiers du pays. « Ce solide coussin de sécurité continue de renforcer la confiance des investisseurs dans l’économie nigériane et de soutenir la stabilité du taux de change », a-t-il affirmé.

Un soutien pour la stabilité financière du pays

L’augmentation des réserves constitue un signal favorable pour les acteurs économiques. Un niveau plus élevé d’actifs extérieurs améliore la capacité du pays à faire face à ses besoins en devises et contribue à renforcer la confiance des investisseurs. Cette évolution est également perçue comme l’un des effets des ajustements économiques engagés ces dernières années. Le directeur général du Centre pour la promotion de l’entreprise privée (CPPE), Muda Yusuf, estime d’ailleurs que ces mesures commencent à produire leurs résultats.

Toutefois, l’amélioration actuelle ne modifie pas une réalité structurelle. Le Nigeria demeure fortement dépendant des revenus pétroliers pour ses recettes en devises. Cette dépendance continue d’exposer l’économie aux variations des marchés internationaux.

Le défi de la diversification reste posé

Le retour des réserves de change au-dessus de 51 milliards de dollars marque un tournant pour l’économie nigériane. Après plusieurs mois de progression continue, le pays retrouve un niveau qui n’a plus été observé depuis près de 17 ans.

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Cette performance repose sur l’amélioration des entrées de devises, le soutien des investissements de portefeuille et les réformes menées sur le marché des changes. Pour consolider cette dynamique, plusieurs acteurs économiques soulignent néanmoins la nécessité de diversifier davantage les sources de revenus extérieurs. Muda Yusuf appelle notamment au renforcement des exportations non pétrolières, à l’augmentation des investissements directs étrangers ainsi qu’au développement des secteurs industriels et agricoles.

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