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Liberté de la presse : le classement de la Côte d’Ivoire en 2026

Cochimau HOUNGBADJI
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Liberté de la presse : le classement de la Côte d'Ivoire en 2026
Liberté de la presse : le classement de la Côte d’Ivoire en 2026

La Côte d’Ivoire fait une progression remarquable dans le classement 2026 de la liberté de la presse. En prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, Reporter sans frontières (RSF) a publié son traditionnel rapport qui analyse la situation de la liberté de la presse dans le monde. Ce rapport montre que la Côte d’Ivoire coche des cases positives.

Liberté de la presse : la Côte d’Ivoire gagne 10 places dans le classement 2026

Dans le classement 2026 de RSF, la Côte d’Ivoire occupe la 54ᵉ place sur 180 pays évalués contre la 64ᵉ place en 2025. En 2026, le pays obtient un score global de 66,27 contre 63,69 en 2025. La Côte d’Ivoire gagne ainsi 10 places dans le classement et 2,58 points pour ce qui est de son score. Malgré cette progression, RSF note que « la Côte d’Ivoire dispose d’un paysage médiatique assez politisé et polarisé ». Le rapport indique que « certains journalistes n’échappent pas aux convocations devant la justice et aux agressions. Les suspensions de journaux ne sont pas rares. »

Lire aussi : La Cote dIvoire perd une place au classement de la liberté de la presse

Sur le classement africain, la Côte d’Ivoire s’offre la 9ᵉ place derrière la Gambie qui occupe la 46ᵉ place dans le classement mondial avec 69,42. L’Afrique du Sud domine le classement africain avec un score global de 77,95. Au plan mondial, le pays se classe 21ᵉ.

Les constats saillants de RSF sur la liberté de la presse en Côte d’Ivoire

Selon RSF, la liberté de la presse en Côte d’Ivoire reste fortement conditionnée par le contexte politique. Le rapport souligne que les partis et responsables influencent largement les médias, et la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) demeure un outil au service du gouvernement et du président. Selon RSF, cette proximité entre pouvoir politique et médias limite l’indépendance éditoriale et renforce la perception d’une presse sous contrôle.

Sur le plan légal, la Constitution garantit la liberté d’expression et la loi sur la presse de 2017 protège les sources. Toutefois, RSF note que certaines dispositions demeurent restrictives, comme le délit d’offense au président. De plus, le rapport indique que « malgré certaines innovations, la loi du 6 juin 2024 relative aux communications électroniques contient un article qui prévoit la pénalisation de la divulgation des messages électroniques, qui pourrait être utilisé abusivement contre les journalistes ».

L’ANP peut suspendre la parution d’un journal et prononcer une interdiction de publier de trois mois contre son directeur de publication, comme cela a été le cas à plusieurs reprises depuis 2023.

RSF

Sur le plan économique et sécuritaire, RSF note des inquiétudes. Le rapport décrit une presse ivoirienne en difficultés économiques et sécuritaires. RSF constate que les ventes de journaux sont en chute libre. Une situation qui pousse certains titres à se tourner vers le numérique, comme L’Éléphant déchaîné en 2021. « Le principal modèle économique des chaînes de télévision privées reste le marché de la publicité, qui est largement insuffisant selon les principaux acteurs. »

Lire aussi : Liberté de presse : le classement de la Côte d’Ivoire et du Bénin

Par ailleurs, RSF affirme que les journalistes, notamment d’investigation, sont victimes de « tentatives de corruption ou d’intimidation, telles que la menace de divulgation des données personnelles, ainsi que par des arrestations. Les locaux de leurs rédactions peuvent également faire l’objet d’attaques. »

Rédigé par

Cochimau HOUNGBADJI

Journaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.

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