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Mali : B2Gold baisse ses prévisions à Fekola

Régis BOCO
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Mali : B2Gold baisse ses prévisions à Fekola
Mali : B2Gold baisse ses prévisions à Fekola

Le complexe aurifère de Fekola doit composer avec un ralentissement temporaire de son calendrier opérationnel. La plus grande mine d’or du Mali s’apprête à vivre un exercice annuel moins intense que prévu au départ. Cette situation fait suite à une année précédente pourtant exceptionnelle où le site avait extrait 530 769 onces. B2Gold modifie sa feuille de route dans ses récents rapports financiers. La compagnie canadienne vise désormais un volume annuel situé entre 390 000 et 420 000 onces. Ce nouvel objectif remplace les projections initiales qui espéraient atteindre les 460 000 onces.

Mali : les blocages administratifs dictent le rythme de l’activité minière

Ce coup de frein ne provient pas d’une défaillance technique du gisement principal. Le problème découle plutôt des retards d’homologation accumulés sur l’extension géographique appelée Fekola Regional. Ce nouvel ensemble de gisements doit normalement prendre le relais de l’activité pour garantir les volumes futurs de la compagnie. Les équipes attendaient un permis d’exploitation crucial pour lancer les extractions à grande échelle. Même si Bamako a fini par signer le document d’autorisation, ce feu vert arrive trop tard pour rattraper le calendrier initial. Les équipes de B2Gold comptent accélérer les travaux sur cette extension d’ici fin 2027. L’objectif reste d’atteindre un rendement maximal à partir de 2028.

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En attendant ce déploiement régional, le gisement historique de Fekola porte la production à lui seul. Ses résultats dépassent d’ailleurs les prévisions des ingénieurs. La mine a extrait 233 731 onces d’or durant le premier semestre. Ce volume est en nette hausse par rapport aux 220 166 onces obtenues un an plus tôt. L’usine de traitement tire profit d’une roche particulièrement riche en métal précieux. Cela permet d’optimiser chaque cycle de broyage. Les charges d’extraction se stabilisent à 1 185 dollars l’once, un montant aligné sur les prévisions des experts. Cette bonne dynamique commerciale éponge les dépenses engagées pour agrandir la mine à ciel ouvert.

Une trajectoire financière solide soutenue par les marchés mondiaux

La conjoncture financière reste excellente pour la compagnie minière. La flambée du cours de l’or sur les bourses mondiales efface totalement la baisse des volumes extraits. Les profits du site de Fekola se maintiennent donc au plus haut. Les recettes des six premiers mois atteignent 1,25 milliard de dollars. Le groupe encaisse ainsi le double du chiffre d’affaires déclaré l’an passé à la même date. Ces rentrées d’argent permettent de financer les travaux de maintenance sans encombre. La mine principale a déjà absorbé 40 millions de dollars d’investissements.

Les infrastructures de la zone régionale bénéficient de leur côté d’une enveloppe de 28 millions de dollars. Par ailleurs, les récents échanges avec le pouvoir de transition à Bamako apportent une visibilité bienvenue pour la suite des opérations. Le futur organigramme du projet prévoit un partage des parts bien défini. B2Gold conserve une participation de 65 % sur le complexe régional tandis que l’État malien s’octroie 35 % des actifs, contre un ratio de 80 % pour le privé et 20 % pour le public sur le gisement historique.

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Cette flexibilité financière permet à la direction de maintenir sa politique de redistribution aux investisseurs. Le conseil d’administration valide le versement d’un dividende trimestriel de 0,02 dollar par action ordinaire. La solidité des revenus africains permet ainsi d’absorber d’autres incidents industriels, notamment l’incendie du circuit de concassage survenu sur le projet Goose au Canada, dont les réparations urgentes imposent une enveloppe imprévue de 16 millions de dollars.

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