Mali : Ben Le Cerveau condamné à 5 ans de prison
Au Mali, la justice a rendu son verdict dans l’affaire « Ben Le Cerveau« . Activiste politique proche du pouvoir de transition, il a été incarcéré depuis le 4 septembre 2023 et poursuivi pour « menaces et injures commises par le biais d’un système d’information ».
Mali : Ben Le Cerveau fixé sur son sort après deux ans de détention
Cinq ans de prison, dont un an avec sursis et quatre ferme prononcés contre l’activiste Ben Le Cerveau. Il a été fixé sur son sort ce lundi 3 août 2026. Il a été reconnu coupable des faits de menaces et d’injures commises par le biais d’un système d’information. De son vrai nom, Amadou Ben Diarra, Ben Le Cerveau est leader et responsable d’un mouvement pro-junte. Il portait un discours dirigé contre la France et contre les actions de l’organisation des Nations unies au Mali.
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Son interpellation avait surpris plus d’un. Il était perçu comme l’un des ardents défenseurs du pouvoir d’Assimi Goita. Son arrestation a donc suscité étonnement et stupéfaction. Ben Le Cerveau est tombé en disgrâce avec la junte militaire et en paie le prix. Ses rapports avec les autorités militaires ont pris un coup lorsqu’il a commencé par réclamer l’organisation d’une élection présidentielle pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Ben Le Cerveau invitait le gouvernement de transition à tenir sa promesse de rendre le pouvoir aux civils conformément à l’échéance tracée à la prise du pouvoir par les armes. Son combat n’a pas porté. À ce jour, la junte militaire a consolidé son pouvoir en bénéficiant d’une prolongation jusqu’en 2030. C’est l’une des décisions majeures issues des assises nationales tenues du 28 avril au 1ᵉʳ mai 2025.
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Contre les arguments de ceux qui appellent à l’organisation des élections démocratiques, le pouvoir brandit l’instabilité sécuritaire. C’est d’ailleurs l’argument agité depuis le début. Pour les autorités militaires, il n’est pas question de tenir des élections dans un contexte où le terrorisme continue de sévir. Elles décident donc de se concentrer sur cette question et de renvoyer les élections à plus tard.
Rédigé par
Patrice DamaJe suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.
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