Terrorisme au Sahel : comment la Côte d’Ivoire évite le pire
La Côte d’Ivoire affiche un calme relatif depuis les attaques sanglantes de 2020. Mais la tendance chez les pays voisins (Mali et Burkina Faso) et quelques tentatives dans le nord ont suscité des actions au niveau des Forces armées ivoirienne. Elles ont été mises en alerte pour anticiper sur toute action des terroristes. La stratégie, c’est donc de tuer toute velléités avant qu’elles ne prennent corps.
Lutte contre le terrorisme : la Côte d’Ivoire intègre une nouvelle approche
Les forces de défense ne dorment pas sur leurs lauriers en Côte d’Ivoire. Face à l’ampleur du terrorisme dans la sous région, elles sont préparées à empêcher la menace. Dans une stratégie proactive, les autorités déploient un programme complet qui comprend : renforcement des capacités militaires, déploiement de personnel militaire dans les zones frontières et renforcement du système de renseignements.
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Cette approche d’anticipation est appuyée par une coopération sécuritaire active avec la France et le Bénin. Les États-Unis apportent également un soutien conséquent à l’armée ivoirienne. Consciente de la nature asymétrique de la menace, la Côte d’Ivoire souhaite collaborer avec le Mali et le Burkina Faso, mais malheureusement cela n’est pas possible. Depuis quelques années, Abidjan entretient des relations difficiles avec ces deux pays à la suite des coups d’État condamnés par le président Alassane Ouattara.
Au-delà de l’action militaire, comment la Côte d’Ivoire fait barrière au terrorisme
La Côte d’Ivoire ne se contente pas seulement de mener des actions militaires. Comme l’a indiqué récemment le ministre des Affaires étrangères togolais, l’action militaire a montré ses limites et il faut intégrer d’autres approches pour une lutte efficace .
En Cote d’Ivoire, les autorités ont intégré une dimension sociale et territoriale à la stratégie de lutte contre le terrorisme. Ainsi, des investissements ont été consentis dans le nord, région à risque. La stratégie consiste à réduire le sentiment d’abandon et de l’absence de l’État dans la région. A noter que c’est un facteur qui est souvent exploité par les groupes armés pour enrôler les populations.
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Pour l’instant , l’action militaire combinée avec la dimension sociale et territoriale permet à la Côte d’Ivoire de maintenir loin les groupes djihadistes de ses frontières. Mais la coopération avec les pays voisins reste un volet important de ma lutte. Le Vice premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara a exprimé sa désolation face à la difficulté de renouer le dialogue avec le Mali et le Burkina Faso sur les accords militaires.
Certes, Abidjan est au cœur d’une coopération tripartite avec Cotonou et Paris, mais pour des actions immédiates et concrètes au front, elle a plus besoin du Mali et du Burkina Faso. En attendant, chacun essaie de mener la lutte à son niveau.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIJournaliste l Analyste Politique l Animateur Web TV l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Com digitale l Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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