Togo : deux journalistes français déposés en prison
Au Togo, deux journalistes ressortissants français sont placés en détention provisoire. Sebastian Perez Pezzani et Gaël Mocaër, ainsi que leur fixeur Komi Mawufemo Vedomey, ont été arrêtés par les services de sécurité alors qu’ils étaient en plein tournage. Le parquet leur reproche d’avoir pris des images dans le nord du pays sans une autorisation préalable. Ils sont formellement accusés de « fausse déclaration ». Ils ont été interpellés depuis fin juillet, mais c’est le lundi 17 août que le parquet a acté leur placement sous mandat de dépôt.
Togo : pourquoi Sebastian Perez Pezzani et Gaël Mocaër sont déposés en prison
Les deux journalistes se sont rendus à Lomé dans le cadre de l’émission dénommée « Les Routes de l’impossible ». Selon les informations, Sebastian Perez Pezzani et Gaël Mocaër n’ont pas débarqué au Togo comme deux parfaits inconnus dans un milieu étranger. Ils auraient effectué les démarches nécessaires en de pareilles circonstances. Des démarches qui auraient même été validées par une autorisation délivrée par le ministère de la Culture. Sauf qu’ils ont été interpellés alors qu’ils étaient en plein tournage de leur documentaire au marché Kétao dans la région de Kara, dans une zone frontalière entre le Bénin et le Togo. Jeune Afrique rapporte que les deux journalistes et leur fixeur togolais ont été arrêtés le 27 juillet 2026.
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Conduits au commissariat de Kara, ils ont été soumis à un interrogatoire et par la suite placés en résidence surveillée dans un hôtel de la place. Selon JA, les deux hommes ont été relâchés le 30 juillet, mais ont été de nouveau interpellés dans la même journée. C’est ainsi que les choses se compliquent. Ils ont été transférés vers Lomé où ils ont été gardés du 4 au 17 aout avant leur déferrement devant le parquet.
Reçus par le substitut du procureur, Sebastian Perez Pezzani, Gaël Mocaër et Komi Mawufemo Vedomey n’ont pas échappé au pire. Ce dernier a décidé de les placer sous mandat de dépôt en attendant l’ouverture de leur procès. Détenues au camp d’Agoé Logopé, ils sont poursuivis pour « fausse déclaration ».
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Le ministère français des Affaires étrangères s’est mobilisé pour assister les journalistes. « Les services du ministère, à Paris et à Lomé, sont pleinement mobilisés pour s’assurer de leurs conditions de détention, de leur état de santé et du respect de leurs droits à la défense », a affirmé le Quai d’Orsay lundi dernier.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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