Centrafrique : L’ ambassade de France à Bangui au coeur d’un scandale
C’est le branle-bas actuellement à l’ ambassade de France en Centrafrique. Et pour cause, l’ambassadeur Charles Malinas et certains de ses collaborateurs ont été virés par le Quai d’Orsay pour trafic de faux visas, apprend-on de la Lettre du Continent.
C’est la tourmente à l’ ambassade de France à Bangui
La mission diplomatique française installée en République centrafricaine traverse une zone de turbulences ces dernières années. Ce scandale à l’ ambassade de France à Bangui a été engendré par les agissements peu orthodoxes du diplomate Charles Malinas, alors qu’il était en fonction dans la capitale centrafricaine.
Il ressort d’une enquête interne diligentée par le ministère français des Affaires étrangères que l’ambassadeur Malinas avait installé un réseau de trafic de faux visas, car ces documents étaient établis sans aucun respect des procédures officielles. Ainsi, des milliers de visas ont été délivrés à des Centrafricains, notamment des individus de confession musulmane, qui se sont, par la suite radicalisés une fois arrivés sur le sol français.
Charles Malinas a par ailleurs été épinglé dans plusieurs autres scandales, entre autre, sa passivité outrancière frisant la complicité sur la fraude électorale en faveur du président Faustin-Archange Touadéra.
C’est ainsi que, promu à de hautes fonctions à Prague en République tchèque, ce diplomate « malveillant » a été mis à la retraite d’office suivant les recommandations du conseil de discipline, une sanction rarement appliquée dans l’histoire de la diplomatie française.
Son successeur Christian Bader est également dans le viseur du Quai d’Orsay qui l’a rappelé à Paris pour consultation. Mais dans un langage diplomatique bien approprié, les hommes de Jean-Yves Le Drian ont indiqué : « Une équipe du Quai d’Orsay s’est rendue à Bangui pour enquêter après plusieurs notes de l’ambassadeur Christian Bader, successeur de Charles Malinas depuis août 2016. Toutefois, il ne ressort de ces investigations aucune malversation délibérée. »
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