Le Secrétaire général de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), Jacques Krabal, a appelé à la publication des résultats du premier tour de la présidentielle au Mali « bureau par bureau de vote », avant le second tour prévu dimanche, selon « les standards démocratiques internationaux partagés » en Afrique, dans une communiqué mercredi.
Mali, l’ APF réclame la publication par bureau
M. Krabal « se réjouit de la diffusion de la liste définitive des bureaux de votes non ouverts au 1er tour et engage, avant la tenue du 2nd tour de scrutin, à la publication des résultats du 1er tour, bureau par bureau de vote, en application des standards démocratiques internationaux partagés notamment sur le continent africain », peut-on lire dans la note.
Tout en saluant « l’engagement démocratique du peuple malien, exprimé à chaque étape du processus électoral et en particulier lors du premier tour », l’Apf a « vivement » recommandé le « renforcement de la concertation et du dialogue entre les différentes forces politiques afin que l’ensemble des acteurs puisse accepter les résultats » du second tour.
Mali : violations des droits humains, 553 civils tués en 2025
Mali : un journaliste en prison pour « offense » au général Tiani
Selon les résultats définitifs proclamés mercredi par la Cour constitutionnelle, le président sortant Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK (41,7%) et le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé (17,7%), arrivent en tête du premier tour, confirmant, à quelques chiffres près, les résultats provisoires du ministère de l’Administration territoriale (en charge des élections), prononcés de façon globale en direct de la télévision nationale le 02 août.
Mali : le journaliste Youssouf Sissoko aux arrêts après son article sur Tiani
Les Etats-Unis veulent reconquérir l’AES
Depuis ce jour, les candidats de l’opposition, y compris M. Cissé, ne cessent de réclamer la « publication des résultats bureau de vote par bureau de vote », tout en dénonçant des « irrégularités », entre tor le « bourrage d’urnes », lors du scrutin.
Plus de huit millions de Maliens étaient appelés le 29 juillet à élire leur futur président parmi 24 candidats. Pour diverses raisons dont des « attaques à main armée », le scrutin n’a pu avoir lieu dans 716 bureaux de vote sur 23.041 au total, selon le gouvernement.

