Yaoundé: Le sous-préfet interdit la conférence de presse de Paul Eric Kingué

Paul Eric Kingué

Le sous-préfet de Yaoundé IV, Georges Bassilekin, a interdit lundi la conférence de presse de Paul Eric Kingué, directeur de campagne du candidat à la présidentielle Maurice Kamto, prévue à Nlongkak à 15h (heure locale, GMT+1), estimant qu’elle représente une "menace grave à l’ordre public", dans un arrêté.

Le sous-préfet de yaoundé interdit la conférence de Paul Eric Kingué

Sont "interdites les réunions publiques que projette organiser M. Paul Eric Kingué (…) sur toute l’étendue du territoire de l’arrondissement de Yaoundé IV", a décidé le sous-préfet, expliquant que la "manifestation (est) non déclarée" et constitue une "menace grave à l’ordre public".

"Les chefs d’unité de Force de maintien de l’ordre de l’arrondissement de Yaoundé IV sont chargés de l’exécution du présent arrêté", peut-on lire au bas de la note.

Aux environs de 15h30, plus d’une quarantaine de policiers et gendarmes ont expulsé les dizaines de journalistes présents au quartier général de campagne de M. Kamto, en attendant le début de la conférence.

Cette interdiction intervient deux jours après la clôture du recensement des votes par la Commission nationale.

Délocalisée au domicile du député Albert Dzongang pour éviter la police jeudi à Douala, la conférence de presse conduite par un soutien de Maurice Kamto, l’ex-bâtonnier Yondo Black, a finalement été interrompue par un émissaire du sous-préfet, alors qu’elle tirait à sa fin.

Dès le lendemain du scrutin, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé sa victoire et invité Paul Biya, président depuis 1982 et candidat à sa succession, à une "transmission pacifique du pouvoir afin de mettre le Cameroun à l’abri d’une crise postélectorale", en dépit des mises en garde du gouvernement contre les annonces prématurées de victoire.

Plus de six millions d’électeurs étaient appelés à élire le nouveau président parmi huit candidats en lice, dont M. Biya (85 ans) qui brique un septième mandat.

Le Conseil constitutionnel devrait proclamer les résultats au plus tard le 22 octobre.