Côte d'Ivoire : Le Maire Hamed Bakayoko met déjà de l'ordre à Abobo

Le Maire Hamed Bakayoko a entamé le grand nettoyage d'Abobo

Au lendemain de son élection à Abobo, Hamed Bakayoko a entamé un grand ménage pour donner fière allure à sa commune. Cette opération a commencé par le déguerpissement des commerçants installés aux alentours de la Mairie.

Hamed Bakayoko veut changer Abobo

Commune populaire, Abobo présente l'image d'une cité dortoir où règne une anarchie indescriptible. Mais le ministre Hamed Bakayoko, qui vient de gagner les élections municipales dans cette commune, a décidé d'y mettre de l'ordre. Aussi, dès le lundi 15 octobre, le nouveau Maire a déployé les agents de la police municipale sur le terrain pour traquer tous les commerçants installés aux abords de la Mairie.

Ce grand nettoyage ne s'est cependant pas fait sans quelques accrocs entre les agents envoyés sur le terrain et les déguerpis. « Ils nous ont menti au départ, Abobolais nous a eu. C’est ça être à notre service ? A peine élu, il nous enlève le peu que nous avons, pourtant nous lui avons donné notre voix »; « C’est ici que nous gagnons notre pain quotidien. Où irons-nous ? »; « Ils sont tous pareils ces politiciens. Pendant leur campagne ils sont avec nous et après, ils revêtent leur vrai costume. » Telles étaient les complaintes qui fusaient çà et là lors de cette opération.

N'empêche qu'Hambak n'entend pas rester en si bon chemin. Ce déguerpissement qui a d'ores et déjà transformé les abords de la Mairie va assurément s'étendre à d'autres quartiers de cette commune martyre pour opérer une véritable métamorphose.

L'autre terrain sur lequel le Maire Hamed Bakayoko, par ailleurs ministre de la Défense, est attendu, est celui de l'insécurité galopante dans sa commune. Un véritable nid d'"Enfants en conflit avec la loi" communément appelés "Microbes".

Le chantier est donc ouvert, et le successeur d'Adama Toungara entend marquer de son empreinte la modernisation de la commune d'Abobo, même si cela se fait dans la grogne et les jérémiades des populations qui espèrent toutefois être recasées sur d'autres sites pour exercer leurs activités qui leur permettent de survivre.