Mali: Le groupe AQMI revendique l’attaque contre des Casques bleus

Le groupe extrémiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
Par Ange Tiémoko
Publié le 21 janvier 2019 à 13:25 | mis à jour le 21 janvier 2019 à 13:25

Le groupe extrémiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué dimanche soir l’attaque contre le contingent tchadien de la mission onusienne au Mali (MINUSMA), à Aguelhok (Nord-Est, près de Kidal) a fait huit morts plus tôt dans la journée.

LE groupe AQMI a occasionné la mort de 8 casques bleus et des blessés

"AQMI affirme avoir mené l'attaque en réaction contre la visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou au Tchad", a soutenu ce groupe, dans une note transmise à l’agence de presse mauritanienne ALAKHBAR.

En plus des huit morts, "l’attaque aurait blessé 19 autres casques bleus, dont sept grièvement", selon un bilan fourni par AQMI.

A Ndjamena dimanche, Benyamin Netanyahou avait qualifié sa visite de "percée historique", après une rupture des relations diplomatiques avec le Tchad depuis 1972.

Dans le protocole d’accord de leur rencontre, le Tchad et Israël ont convenu d’échanger des ambassadeurs dans un bref délai.

A Bamako, le gouvernement malien a "condamné cette attaque lâche et réitère sa ferme détermination à conjuguer ses efforts avec ceux de la communauté internationale pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes".


"Cette attaque complexe et lâche illustre la détermination des terroristes à semer le chaos, elle exige une réponse robuste, immédiate et concertée de toutes les forces pour anéantir le péril du terrorisme au Sahel", a déclaré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, soutenant qu’"en coopération étroite avec ses partenaires, la MINUSMA va rester proactive et ne laissera pas impunie cette barbarie".

Présente au Mali depuis juillet 2013, à la suite de la rébellion déclenchée en janvier 2012 dans ce pays, la MINUSMA est souvent la cible de nombreux attaques de groupes armés, mais celle de ce dimanche est l'une des plus meurtrières, après six années de présence au Mali.