Burkina : Terrorisme, l'engagement des Nations Unies auprès des Burkinabè

Nations Unies - Burkinabè, une alliance contre le terrorisme

Le peuple burkinabè n'est désormais pas seul dans la tourmente du terrorisme qui secoue le pays depuis plus de trois ans. Par la voix d'Ursula Mueller, les Nations Unies ont réitéré leur soutien au peuple martyr burkinabè.

Nations Unies - Burkinabè, une alliance contre le terrorisme

"Les Nations Unies réitèrent leur engagement auprès du peuple burkinabè", a déclaré mardi à Ouagadougou, la sous-secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence, Ursula Mueller.

S'exprimant à l'issue d'une audience avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, la responsable onusienne a annoncé une allocation du fonds central d'intervention d'urgence de 4 millions de dollars pour assurer une aide immédiate aux personnes déplacées et impactées par la violence dans les régions touchées au Burkina Faso.

Au total, 1,2 million de personnes ont urgemment besoin d'assistance humanitaire au Burkina Faso du fait de la persistance de l'insécurité dans les régions du Centre-Nord, de l'Est et du Nord, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Cette situation a contraint le gouvernement et la communauté humanitaire à lancer un plan d'urgence visant à mobiliser 100 millions de dollars pour fournir de la nourriture, de l'eau, des abris, des soins de santé et de la protection aux 900 000 personnes les plus touchées par la crise.

Ursula Mueller a salué les efforts des autorités burkinabè, pour la mobilisation rapide à travers le ministère en charge de l'action sociale en vue de venir en aide aux personnes déplacées et victimes de violences liées au terrorisme et aux crises intercommunautaires.

Les attaques armées ont engendré la fermeture de plus de 1000 écoles, privant 150 000 enfants d'éducation dans une région déjà caractérisée par de faibles taux de scolarisation, tandis qu'environ 120 000 personnes n'ont pas accès aux soins médicaux car les centres de santé dans les régions touchées par la violence ont fermé ou réduit leurs services.