Un proche d’Henri Konan Bédié détenu à la gendarmerie d’Agban

Valentin Kouassi, proche d’Henri Konan Bédié, détenu à la gendarmerie d’Agban
Par David Yala
Publié le 02 juillet 2019 à 00:01 | mis à jour le 02 juillet 2019 à 00:07

Afrique-sur7 annonçait, en exclusivité récemment qu’un proche d’Henri Konan Bédié, en l’occurrence le président de la jeunesse urbaine du PDCI, était convoqué le mardi 25 juin 2019 à la DST. Finalement, c’est à la brigade de recherches que tout s’est déroulé ce lundi 1er juillet 2019.

Valentin Kouassi, proche d’Henri Konan Bédié, en garde à vue à la gendarmerie d’Agban

Le président de la jeunesse urbaine du parti dirigé par Henri Konan Bédié, passera sa première nuit ce lundi soir à la gendarmerie d’Agban. Ainsi en a décidé le procureur de la République. Ce lundi matin, Valentin Kouassi (c’est de lui qu’il s’agit) a accepté de se rendre en compagnie de son avocat à la brigade de recherches de la gendarmerie.

Ignorant du motif de sa convocation au départ, il s’est finalement résolu d’y répondre par souci républicain. Ce lundi 1er juillet 2019, à son arrivée à la brigade de recherches de la gendarmerie, le collaborateur d’Henri Konan Bédié s’est vu notifier le délit de « trouble à l’ordre public » relativement à son discours d’Adzopé.

Plusieurs de ses collaborateurs qui avaient décidé de l’accompagner ce lundi matin, répondre à la convocation, ont été tout simplement priés de quitter les lieux au risque d’être, eux-aussi, mis aux arrêts. Au moment où afrique-sur7 mettait sous presse, Valentin Kouassi était toujours en détention à la gendarmerie d’Agban.

Il pourrait, selon nos sources, y passer sa première nuit en attendant sa comparution ce mardi 02 Juillet devant le procureur de la République. Le Dimanche 23 juin dernier, lors d’un meeting à Adzopé, Valentin Kouassi s’était montré très dur avec le gouvernement suite au refus de celui-ci de procéder à une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante (CEI).

« ll faut que cette CEI soit réformée. Ils disent c'est bouclé, c'est calé, parce qu'ils savent qu'ils sont en train d'enrôler leurs étrangers sur la liste électorale. Nous ne sommes pas d'accord et nous disons non et sommes prêts à nous battre pour sauver la mère patrie. Il est temps que les ivoiriens descendent dans les rues. Car il s'agit de notre avenir, il s'agit de l'avenir de la Côte d'Ivoire. Et nous ne pouvons pas rester là à ne rien faire», s’était-il élevé.


Puis d’ajouter: «Jeunes d'Adzopé, d'Akoupé, d'Affery et d'Agou , je vous engage à vous mobiliser et à tenir en alerte tous les jeunes, qu'ils soient du PDCI-RDA, du FPI, du MFA et à attendre le mot d'ordre du parti pour faire en sorte que la Côte d'Ivoire soit libérée ». Après les récents propos d’Henri Konan Bédié sur l’orpaillage clandestin et la fraude sur la nationalité, cette énième sortie de Valentin Kouassi, est considérée subversive par les autorités judiciaires. Nous y reviendro