High-tech : Donald Trump dans le collimateur de Twitter

Twitter a pris des mesures au sujet des futures publications de certaines responsables politiques violant ses règles de l'utilisation.

Donald Trump devra revoir ses tweets
Par Ange Atangana
Publié le 05 juillet 2019 à 14:26 | mis à jour le 05 juillet 2019 à 14:26

Le président américain Donald Trump devra désormais revoir ses tweets. Twitter a annoncé que les publications des responsables politiques ne respectant pas ses règles auront moins de visibilité.

Le torchon brûle entre Donald Trump et Twitter.

Twitter restera-t-il le moyen de communication favori de Donald Trump ? La question se pose alors que le réseau social vient d’annoncer qu’il s’en prendra désormais à certaines publications des responsables politiques sur sa plateforme. Il s’agit notamment des tweets appelant à la violence et ceux ne respectant les règles de l’entreprise américaine.

Si Twitter ne compte pas supprimer lesdites publications, le réseau social indique qu’il va restreindre leur visibilité dans l’intérêt du grand public. « Il existe certains cas où il est dans l’intérêt du public d’avoir accès à certains tweets, même quand ils contreviennent normalement à nos règles », précise Twitter. Un message d’avertissement s’affichera sur les posts insidieux pour expliquer qu’ils contreviennent aux règles du réseau social. « Nous placerons un avertissement, un écran sur lequel il faudra cliquer avant de voir le tweet, afin d’apporter du contexte et de la clarté », ajoute Twitter.

Cette nouvelle règle est entrée en vigueur jeudi et s’adresse aux responsables politiques (élus, responsables gouvernementaux, candidats à une élection ou à un poste gouvernemental) ayant plus de 100 000 abonnés sur Twitter. Cette mesure devrait faire réagir Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche se sent lésé par les administrateurs du réseau.


Le président américain estime en effet qu’il est censuré sur Twitter au profit de ses adversaires démocrates. Outre Donald Trump et ses tweets incendiaires, le président brésilien, le conservateur Jair Bolsonaro, serait aussi visé par cette nouvelle règle.