Grosse menace sur le cacao ivoirien: Dominique Ouattara en pompier

Des élus américains plaident pour l'interdiction d'importation du cacao et du chocolat venant de la Côte d'Ivoire aux Etats-Unis.

Dominique Ouattara veut sauver le cacao ivoirien
Par Ange Atangana
Publié le 09 août 2019 à 11:50 | mis à jour le 09 août 2019 à 11:50

La première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, s’est entretenue le 5 août avec une délégation de sénateurs américains. Certains élus américains exigent qu’un embargo soit imposé sur le cacao ivoirien.

Dominique Ouattara envisage de se rendre aux Etats-Unis pour sauver le cacao ivoirien.

Alors que la production de cacao en Côte d’Ivoire devrait s’établir à 2 millions de tonnes cette année, il n’est pas sûr qu’elle sera (totalement) écoulée. Le cacao ivoirien risque en effet d’être interdit d’entrée sur le sol américain. Pour éviter cette situation, Dominique Ouattara a reçu une délégation de sénateurs américains le 5 août à Abidjan.

Dans une enquête publiée en juin, le Washington Post dénonçait le travail des enfants dans les plantations de cacao. Des révélations qui ont provoqué le courroux de deux sénateurs américains. Les démocrates Sherrod Brown (Ohio) et Ron Wyden (Oregon) veulent que le cacao ivoirien soit interdit d’entrée aux Etats-Unis, en application des mesures prohibant les importations de produits issus du travail infantile.

Dominique Ouattara craint ce scénario. « L’article du Washington Post dit vrai, mais c’est quelque chose qui n’est pas courant. Il s’agit d’un cas isolé parce qu’il existe des plantations qui n’emploient pas des enfants. Je pense que cela punira un pays tout entier et les producteurs qui luttent pour survivre. Cela serait injuste envers le travail que ces derniers effectuent », défend la première dame.


Lors de cette rencontre, Dominique Ouattara a d’ailleurs annoncé qu’elle compte se rendre aux Etats-Unis en septembre. Ceci pour présenter les efforts fournis par la Côte d’Ivoire pour lutter contre le travail infantile. En juin, le pays s’est d’ailleurs doté d’un nouveau plan d’une enveloppe de 76 milliards de francs CFA pour éliminer cette pratique d’ici 2025.