CEI: Affi N’ guessan explique pourquoi il a lâché Bédié et l'opposition

"Nous ne sommes pas inscrits dans une logique de boycott"

Affi N’ guessan, president du Front ppulaire ivoirien
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 03 septembre 2019 à 14:05 | mis à jour le 03 septembre 2019 à 14:05

Accusé de trahison par une frange de l’opposition sur son appréciation faite de l’évolution des discussions au sujet de la nouvelle CEI, Affi N’ guessan, président de la branche légale du Front populaire ivoirien, a tenté via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, de donner les raisons de son démarquage vis-à-vis de ses camarades dont Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et le reste de l'opposition.

Nouvelle CEI : Ce que Affi N' guessan dit des nouvelles discussions avec le gouvernement

Dans cette vidéo diffusée sur la toile, l’ancien premier ministre de Laurent Gbagbo a, de prime abord, levé l’équivoque qui plane autour de sa récente rencontre avec le camp présidentiel. Il s’agit, selon lui, de la poursuite des discussions sur la nouvelle CEI, avec les formations politiques impliquées dans les précédentes discussions dont l’AFD et la LMP de l’ancien ministre Kabran Appiah.

À propos de ces échanges, Pascal Affi N’guessan a fait l’apologie des avancées ''notables'' au vu des propositions faites par le gouvernement dans la perspective de sortir du blocage électoral qui plane à l’horizon. « Nous sommes inscrits dans les réformes politiques, dans l’action politique pour faire avancer le pays. Nous ne sommes pas inscrits dans des logiques de boycott, dans des logiques de blocage ou d’insurrection. Mais nous, nous sommes dans la logique d’améliorer ce qui existe pour faire avancer la Côte d’Ivoire », a répondu le député de Bongouanou à ses camarades de l’opposition.

Au titre des acquis énumérés, Pascal Affi N’guessan cite entre autres la désignation d’un président de la CEI, une personnalité probablement issue de la société civile, en concertation avec l’opposition. L’opposition, a-t-il poursuivi, pourra bénéficier d’un poste de vice-président de manière à ce qu’elle soit dans le bureau; qu’il puisse donc contrôler l’ensemble du processus.

Pour Affi N'guessan, aucune opposition ne saurait obtenir satisfaction de la totalité de ses revendications auprès d"un pouvoir. « Ce que nous pouvons faire aujourd’hui dans l’opposition, c’est comment arracher au gouvernement le maximum de concessions pour que les conditions soient meilleures que par le passé », a-t-il indiqué.

Le président du Front populaire ivoirien a également tenu à rassurer que sa présence au sein de la nouvelle CEI, ne relève d’aucune contrainte ni d’une quelconque pression du gouvernement. «Dans tout ce processus, nous sommes complètement souverains. Personne ne nous contraint à faire quoi que ce soit, si nous acceptons d’entrer à la CEI sur la base du compromis que nous avons trouvé», a-t-il rassuré.


Avant d’indiquer que plusieurs points dont les discussions sur les conditions générales de l’élection et la liste électorale, se feront dans les prochains jours. « S’il y a une fin de non-recevoir concernant les éléments que nous avons énumérés concernant les conditions générales, c’est une condition nécessaire pour réviser notre position », a expliqué Affi N'guessan.




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