Un Camerounais lance Thea pour consulter les patients en ligne

La plateforme permet aux malades de contacter un spécialiste gratuitement.

Eloï Hermann Monkam, CEO de Thea.
Par Ange Atangana
Publié le 27 septembre 2019 à 20:27 | mis à jour le 27 septembre 2019 à 20:27

Avec Thea, Eloï Hermann Monkam entend faciliter la consultation médicale à des milliers d’Africains. En deux ans d’existence, plus de 60 000 d’entre eux ont déjà eu recours à cette application.

Plus besoin de faire la queue à l’hôpital grâce à Thea.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Cameroun compte 1,1 médecin et 7,8 infirmières et sages-femmes pour 10 000 habitants. Le pays n’est pas épargné par ce déficit qui s’observe également ailleurs sur le continent. Raison pour laquelle, Eloï Hermann Monkam a lancé Thea pour faciliter l’accès des populations aux médecins.

Créée en 2017, That Health Again abrégée Thea est une application qui permet aux patients d’être consultés en ligne (téléconsultation) gratuitement où qu’ils soient, par des médecins via un simple smartphone. Aujourd’hui, plusieurs milliers d’Africains ont déjà eu recours à cette application disponible sur Play Store.

D’après les données fournies par son concepteur Eloï Hermann Monkam, ce sont plus de 67 000 patients de 14 pays africains qui ont déjà utilisé Thea. Comme le révèle Le Monde, 24 000 d’entre eux reviennent au moins une fois tous les trois mois vers 36 spécialistes de plusieurs nationalités africaines. La plateforme permet en effet de consulter divers spécialistes : pharmaciens, médecins généralistes, un chirurgien-dentiste, un médecin-conseil en psychologie, un cardiologue, un dermatologue et un neurochirurgien font partie du dispositif.


Pour son projet, Eloï Hermann Monkam révèle avoir déjà investi plus de 30 000 euros, soit 19,6 millions de francs CFA. Thea est aujourd’hui utilisée dans la plupart des pays francophones et anglophones, en Europe et même en Amérique. Son double défi aujourd’hui est de rentabiliser son application afin de pouvoir rémunérer ses spécialistes et de toucher le plus grand nombre afin de réduire les files d’attente quotidiennes dans les hôpitaux du continent.