Le groupe Bolloré et Paul Biya se battent à Paris

Cameroun, gros clash entre le groupe Bolloré et Paul Biya
Par K. Richard Kouassi
Publié le 03 mars 2020 à 17:37 | mis à jour le 03 mars 2020 à 17:55

Au Cameroun, une affaire trainant entre les autorités et le groupe français Bolloré risque de créer des ennuis au pays du président Paul Biya. Le géant français a trainé l'État camerounais devant les tribunaux après avoir perdu la gestion du terminal à conteneur du Port autonome de Douala au profit du consortium italo-suisse, TIL. Le puissant groupe dénonce également la procédure dans l'appel d'offres.

Cameroun, gros clash entre le groupe Bolloré et Paul Biya

Le groupe Bolloré avait obtenu la gestion du terminal à conteneur du Port autonome de Douala depuis 2005. Le puissant groupe venu de France avait donc la main mise dans ce secteur par le biais de sa filiale camerounaise Douala international terminal (DIT).

Après avoir régné sur le terminal à conteneur du port de Doula, Bolloré perd de sa notoriété au Cameroun quand les autorités décident de l'évincer de la plateforme portuaire quinze ans plus tard.

Selon le site agencecamerounpresse.com, le groupe français a eu du mal à avaler la pilule que lui a tendue le gouvernement camerounais.

Notre source précise que Bolloré pointe du doigt la "violation des procédures de renouvèlement de la concession", argüant que l'État camerounais a outrepassé les clauses du contrat qui auraient dû lui permettre d'être en pôle position pour le choix du gouvernement.

Frustré, le groupe fondé en 1822 a tenté de résoudre la question par la voie politique, mais cela n'a pas abouti. Il a donc décidé de porter l'affaire devant la justice.


Dans sa parution numéro 3086 du 1er au 7 mars 2020, Jeune Afrique revient sur cette affaire qui plombe les relations entre Paul Biya et le Français Bolloré.

Le magazine panafricain souligne que suite à la saisie de son matériel par le Port autonome de Doula, le 31 décembre 2019, Bolloré a pris sur lui de saisir la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris. "Les plaidoiries sont attendues pour le mois de mai", annonce Jeune Afrique.