L’affaire « violences conjugales » qui s’est déroulée à Yopougon dans la nuit du vendredi 17 avril 2020 a défrayé la chronique sur la toile. Un homme a été accusé d’avoir battu sa compagne qui, pour fuir les coups, a décidé de s’échapper par le balcon. Malheureusement, elle a chuté du 3e étage. Dans une déclaration, les avocats du conjoint ont dénoncé un acharnement contre leur client.

Yopougon: L’affaire « violences conjugales », prend une autre tournure

La vidéo a très rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Une dame suspendue au bras d’un homme depuis le 3e étage d’un immeuble situé au quartier Cité Mamie Adjoua, dans la commune de Yopougon.

Selon les témoignages, le nommé Droh Tidiane, 34 ans, aurait sauvagement battu sa compagne du nom de Kassy Sandrine, dans la nuit du vendredi 17 avril 2020.

La Police nationale a mis la main sur le mari en question, mais la femme refuse de porter plainte et avance que son homme n’y est pour rien.

« C’est parce que j’ai bu. C’est sous l’effet de l’alcool que tout cela est arrivé. Il ne m’a pas frappé, il a essayé de me sauver », a-t-elle confié.

Interrogée par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), par l’intermédiaire de sa cheffe du Département femmes, enfant et personnes vulnérable, droits de solidarité (DFEPV-DS), la jeune dame a laissé entendre que son mari ne l’a pas battue, même si des disputes éclatent souvent dans le couple.

Le conseil des avocats de Droh Tidiane a déploré dans un communiqué qu’ « alors que l’enquête préliminaire destinée à révéler les circonstances de cette chute, venait à peine d’être ouverte, la Direction Générale de la Police Nationale publiait le 18 Avril 2020 sur sa page Facebook, un communiqué affirmant de façon péremptoire que M. Droh Tidiane dont l’identité complète a été indiquée, photographie à l’appui,  » a commis des violences sur sa concubine dans la nuit du samedi 18 avril 2020″.

Pour les avocats du mis en cause, de tels actes ont pour unique but « de porter atteinte aux droits de la défense en influençant par des pressions émanant de l’opinion nationale, le traitement de la procédure par les juridictions nationales ».