Après l'échec de la CEDEAO, Alassane Ouattara en pompier à Bamako

Alassane Ouattara, Macky Sall et Mahamadou Issoufou en pompiers à Bamako
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 21 juillet 2020 à 09:47 | mis à jour le 21 juillet 2020 à 11:02

La crise malienne prend de plus en plus d'ampleur avec des manifestations quasi hebdomadaires. À la suite de la mission de la CEDEAO, Alassane Ouattara et trois autres de ses pairs seront à Bamako, ce jeudi 23 juillet, pour tenter de trouver un compromis entre les acteurs politiques maliens.

Médiateur dans la crise malienne, Alassane Ouattara récusé

Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK est incontestablement sur des braises au Mali. Seulement deux années après avoir entamé son second mandat, le président malien est sous le feu d'une opposition qui entend l'éjecter de Koulouba. « IBK dégage », tel est le cri de ralliement des manifestants du Mouvement du 5 Juin - Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), conduit par l'Imam Mahmoud Dicko, qui exige sa démission.

Aussi, une mission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) conduite par l'ancien président nigérian Jonathan Goodluck était à Bamako pour tenter de dénouer la crise malienne. Mais finalement, cette délégation n'a pu ramener les protagonistes à la raison, tant les dissensions sont profondes.

À la suite de la CEDEAO, le président ivoirien, Alassane Ouattara, et ses homologues sénégalais, Macky Sall, nigérien, Mahamoudou Issoufou, et ghanéen Nana Akufo-Addo, se rendront dans la capitale malienne, ce jeudi, pour « pour tenter une médiation entre le président Ibrahim Boubacar Keita et la coalition d’opposants qui réclame son départ ».

Si cette mission présidentielle, conduite par le Président Ouattara, est d'ores et déjà saluée par certains Maliens, qui espèrent que leur pays renoue avec la paix et la stabilité le plus tôt possible, ce n'est pas le cas pour d'autres, qui n'ont pas manqué de récuser la présence du chef d'État ivoirien au sein de cette délégation.

Un internaute du nom de Malonka Dante a déclaré à cet effet : « Issoufou et Sall OUI, mais l'autre n'y a pas sa place. Prendre un pays en otage (...), se préparer pour un 3ème mandat anti-constitutionnel, renier les décisions de la Cour africaine des Droits de l'homme et venir s'ériger en donneur de leçon ailleurs, ne passera pas auprès du peuple malien souverain. Il faut balayer d'abord devant sa porte. »


Quoi qu'il en soit, l'on espère que cette délégation des trois Chefs d'État de la sous-région ouest-africaine trouve un dénouement heureux à cette crise malienne.




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