Adama Bictogo minimise les incidents de Divo, Bonoua et Gagnoa

Adama Bictogo minimise les incidents de Divo, Bonoua et Gagnoa
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 25 août 2020 à 12:06 | mis à jour le 25 août 2020 à 12:06

Adama Bictogo, le Directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a évoqué, dans une interview accordée, lundi 24 août 2020 à l’ Intelligent d’ Abidjan, les violences survenues dans les localités de Bonoua, Divo et Gagnoa, lors des manifestations de l’opposition ivoirienne contre la candidature du président Ouattara à un 3e mandat présidentiel.

Ce que dit Adama Bictogo des évènements de Bonoua, Divo et Gagnoa

«À la vérité, ce ne sont pas les populations dans leur ensemble qui réagissent. Ce sont de jeunes manipulés qui brûlent quelques pneus là, qui coupent des troncs d’arbres mais, comme nous le disons, le président l’a dit, ils ont peur », a réagi Adama Bictogo suite aux violents évènements survenus dans les villes de Bonoua, Divo et Gagnoa, et ayant fait une dizaine de morts et plusieurs blessés. L’ancien ministre de l’ Intégration africaine fait d’ailleurs remarquer que ces violences sont circonscrites dans des localités favorables à Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et Lida Kouassi, tous des cadres du FPI.

C'est pourquoi Adama Bictogo recommande à l’opposition de plutôt se préparer à aller affronter dans les urnes son mentor, le président Ouattara, que de persévérer dans des actions qui ne pourront pas prospérer. Surtout que, dit-il, le dépôt, lundi, de la candidature du chef de l'Etat sortant au siège de la CEI, vient définitivement clore le débat autour de son éligibilité à cette élection présidentielle.


« Aujourd’hui, pour nous, c’est la fin de tous ces discours », a tranché M. Bictogo, avant de donner rendez-vous aux adversaires du président Ouattara le 31 octobre. « Nous, nous voulons aller aux élections. Et nous irons aux élections. Je pense que les Ivoiriens attendent de nous une offre politique, un projet de société. Si réellement, comme ils veulent le faire croire, le président Alassane Ouattara est rejeté par le peuple, mais les urnes sont le meilleur moyen d’exprimer l’adhésion », a-t-il renchéri.




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