Faure Gnassingbé chez Macron : Mgr Fanoko exprime sa colère

Faure Gnassingbé chez Macron : Mgr Fanoko exprime sa colère
Par K. Richard Kouassi
Publié le 24 April 2021 à 20:21 | mis à jour le 24 April 2021 à 20:21

Faure Gnassingbé a séjourné en France début avril 2021. Le président togolais a échangé avec Emannuel Macron au cours d'un déjeuner. La visite du chef d'Etat de la République du Togo n'est pas du gout de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

La visite de Faure Gnassingbé à l'Elysée irrite Mgr Philippe

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro est très remonté contre Emmanuel Macron. L'archevêque émérite de Lomé n'arrive pas à comprendre que le président français a accepté de recevoir Faure Gnassingbé à l'Elysée. L'homme religieux a exprimé son mécontentement dans un communiqué.

"Je viens par la présente vous exprimer tout mon étonnement relativement à l’audience que vous avez accordée le 9 avril dernier à monsieur Faure Essozimna Gnassingbé lors de son dernier séjour dans la capitale française. Est-ce pour vous la manière de vider, en lieu et place de l'écrasante majorité des Togolais (près des trois quarts), le contentieux électoral né du scrutin présidentiel du 22 février 2020", a écrit Mgr Philippe.

Poursuivant, l'archevêque fait remarquer que "l'erreur est humaine". Aussi, il a appelle Emmanuel à "présenter des excuses au Peuple togolais et prendre les mesures" qui lui sont adéquates pour contribuer à rétablir ce brave peuple dans ses droits.

Outre Mgr Philippe, l'opposant togolais Agbéyomé Kodjo avait vivement critiqué la présence de Faure sur les terres françaises. "Macron sait que Faure Gnassingbé n’a pas gagné le dernier scrutin présidentiel de 2020 au Togo. Le reste relève d’un jeu qui appelle à des questionnements", s'est offusqué l'ancien député.

Lors de son séjour à l'Elysée, Faure Gnassingbé a évoqué des questions bilatérales avec son homologue français. Il a par ailleurs noté que son pays offre un climat d'affaires propice aux investissements. "Nous avons également réitéré notre engagement commun sur les questions régionales à lutter contre le terrorisme et à soutenir la transition au Mali", a-t-il dit.




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