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Afrique du Sud : Première nuit de l’ex-président Jacob Zuma en prison

Eugène SAHI
(mis à jour le 03/11/2023)
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Condamné à 15 mois de prison, Jacob Zuma s’est rendu à la justice. L’ancien président de l’Afrique du Sud a passé cette nuit en prison. Le ministère de la Police a confirmé que Zuma a été placé en détention dans une prison à plus de 200 kilomètres de son domicile.

Jacob Zuma entame la purge de sa peine de 15 mois de prison

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Alors qu’une décision de justice, est attendue vendredi pour statuer sur une probable suspension de son arrestation, Jacob Zuma a accepté mercredi soir, in extremis, de se conformer à la demande de la justice et de se constituer prisonnier.

Un convoi parti de la résidence de Jacob Zuma à Nkandla dans la nuit de mercredi à jeudi, a conduit l’ex-dirigeant sud-africain jusqu’à la prison d’Escourt, selon l’agence REUTERS.

L’ex-président, condamné pour avoir obstinément évité de répondre aux questions d’une commission d’enquête sur la corruption, n’a été ni vu, ni entendu. La nouvelle est tombée par un tweet : « Le président Zuma a décidé de se conformer à l’ordre d’incarcération. Il est en route vers un établissement correctionnel » dans la province du Kwazulu-Natal, a déclaré la fondation qui le représente. Jacob Zuma est accusé d’avoir pillé les ressources publiques pendant ses neuf années au pouvoir (2009-2018).

Des soutiens à l’ex-dirigeant de 79 ans

Après la confirmation par le ministère de la Police qu’il avait été «placé en détention », le porte-parole de Jacob Zuma, Mzwanele Manyi, a fait savoir que ce n’est pas « un aveu de culpabilité ». Une des filles de Jacob Zuma, Dudu Zuma-Sambudla, a ironisé sur les réseaux sociaux, « célébrer l’emprisonnement du combattant de la liberté » qui a passé dix ans au pénitencier de Robben Island aux côtés de Nelson Mandela.

Jusque tard dans la soirée, bien après le couvre-feu fixé à 21 heures, des dizaines de partisans ont chanté et dansé, certains portant des bandeaux traditionnels en peau de bête. Lundi prochain, la Cour constitutionnelle doit réexaminer la sentence.

Dans un courrier adressé à la Cour constitutionnelle, la police avait annoncé qu’elle n’interviendrait pas avant l’aboutissement des recours judiciaires. Mais dans une volte-face mercredi matin, le ministre de la Police Bheki Cele a affirmé n’être « pas prêt à affronter des accusations d’outrage à la justice » pour ne pas avoir exécuté l’ordre.

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