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La 12e édition du Festival International de la Mode au Togo, FIMO 228, a récemment baissé ses rideaux après une semaine riche en célébrations de la haute couture africaine. Cet événement majeur a dépassé le simple cadre de la mode cette année. Il a affiché un engagement fort envers une cause de santé publique cruciale : la lutte contre le cancer du sein, mobilisant créateurs et participants autour de cet enjeu.
Togo : la mode au service d’une cause vitale
Le FIMO 2025 au Togo a mis en lumière la capacité de l’industrie de la mode à s’engager pour des causes importantes. Plusieurs créateurs ont intégré cette thématique dans leurs collections, témoignant de leur sensibilité et de leur volonté de contribuer au bien-être collectif. La créatrice ivoirienne Nina Bornier, fondatrice de la marque G’NANTIN by NINI, a présenté sa collection nommée « ‘Panacée’, qui signifie remède universel ». Cette collection est un symbole fort en lien avec le thème de cette année : ‘La mode pour un monde sans cancer’.
C’est une cause qui me tient à cœur, car j’ai moi-même eu des proches touchés par cette maladie. Panacée représente la nature, l’espérance, le médicament, l’espoir, a-t-elle expliqué avec émotion. Son travail artistique a ainsi véhiculé un message d’espoir et de soutien aux personnes touchées par cette maladie.
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La jeune créatrice togolaise Eugénie Guidi Ayawa a également marqué cette édition avec sa collection « La Vie en Couleur ». Elle a choisi de rendre hommage aux femmes africaines et à leurs formes généreuses, allant à contre-courant des standards de beauté conventionnels.
J’ai mis l’accent sur le pagne Kenté Gold de chez nous, mais aussi sur les formes. La rondeur, surtout la rondeur africaine, est au cœur de ma création. C’est un message d’amour aux femmes africaines : vous êtes magnifiques, soyez fières de vos courbes, a déclaré la créatrice avec conviction. Son approche a célébré la diversité et la beauté naturelle des femmes africaines.
Promotion de la haute couture africaine et évolution des mentalités
Jacques Logoh, créateur et fondateur du FIMO en 2016, continue sa mission essentielle. Il s’efforce de faire rayonner le talent des créateurs africains sur la scène internationale. Son objectif principal est de promouvoir une haute couture africaine authentique, profondément enracinée dans les riches traditions textiles du continent. Il observe avec satisfaction une évolution positive des mentalités concernant la consommation de la mode africaine.
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Aujourd’hui, on voit que les choses bougent. De plus en plus d’autorités portent des créations africaines. C’est exactement ce que nous recherchons. Avant, les Africains hésitaient à consommer local. Mais ça change, et nous allons continuer à pousser jusqu’à ce que la mode africaine devienne un choix naturel pour tous, a affirmé Jacques Logoh avec optimisme.
Bien que cette édition du FIMO soit terminée, les passionnés de mode africaine peuvent déjà anticiper le prochain rendez-vous. Le festival reviendra en 2026. Il offrira une nouvelle occasion de célébrer l’élégance, la richesse culturelle et l’engagement social qui caractérisent cet événement unique.
