Brésil – Maroc (1-1) : les Lions de l’Atlas n’ont pas que résisté, ils ont diminé
New York, MetLife Stadium, 80 663 spectateurs. Le premier grand choc de la Coupe du monde de football 2026 n’a pas accouché d’un vainqueur. Brésil – Maroc s’est achevé sur un nul 1-1, samedi 13 juin. Mais dire que le Maroc « a résisté », c’est déjà se tromper de match.
Brésil – Maroc : Les lions n’étaient pas venus juste pour tenir
Pendant trente minutes, le Brésil de Carlo Ancelotti a été littéralement asphyxié. Incapable d’enchaîner trois passes. Mis sous pression à chaque relance. Les Lions de l’Atlas ont imposé leur jeu dès l’entame, avec une intensité que personne, ou presque, n’attendait à ce niveau contre une équipe quintuples championne du monde.
C’est Ismael Saibari qui a ouvert le score à la 21e minute, sur une passe en profondeur lumineuse de Brahim Diaz. Un piqué du droit, au ras du poteau, devant un Alisson sorti de sa surface et pris de vitesse. 1-0. Le stade, majoritairement acquis aux couleurs jaunes, s’est figé.
Le Brésil a répondu onze minutes plus tard. Vinicius Junior, trouvé par Bruno Guimarães sur le flanc gauche, a rentré dans l’axe, effacé Neil El-Aynaoui et expédié un missile en pleine lucarne. Un but de classe mondiale, le dixième de sa carrière internationale. 1-1.
La deuxième période, un récit à deux vitesses
Ancelotti a envoyé Fabinho et Danilo dès la reprise, pour colmater une charnière brésilienne qui avait sérieusement pris l’eau en première mi-temps, Casemiro et Ibañez étaient ressortis avec un carton jaune chacun. Le Brésil a mieux tenu le ballon après la pause, mais sans jamais vraiment faire trembler Yassine Bounou.
À l’inverse, le Maroc a eu les dernières occasions. Neil El-Aynaoui, dans les arrêts de jeu, a déclenché une frappe puissante qu’Alisson a repoussée en deux temps, d’abord sur la frappe, ensuite sur la reprise d’Ayoube Amaimouni. À deux doigts de faire basculer le match.
Le nul est finalement logique. Mais il porte en lui quelque chose de plus grand qu’un point pris.
Le marocain Bouaddi, 18 ans, déjà au-dessus
L’une des révélations de ce Mondial Brésil – Maroc s’appelle Ayyoub Bouaddi. Dix-huit ans. Formé à Lille. Soufflé à l’équipe de France, il possédait les deux nationalités, pour porter le maillot marocain. Et dans ce match de gala, face à Casemiro, Paquetá et Guimarães, il a joué avec une sérénité déconcertante. Comme si la pression d’un premier grand choc de Coupe du monde de football ne l’atteignait pas.
Il « jouait déjà comme s’il avait 100 sélections. » Ce n’est pas une métaphore. C’est un constat.
Ce que ce résultat dit du football africain
Depuis le parcours jusqu’en demi-finale au Qatar en 2022, le Maroc est entré dans une autre dimension. Ce nul à New York face au Brésil dans la Coupe du monde de football confirme que ce n’était pas un accident. Mohamed Ouahbi a construit une équipe complète, disciplinée, capable de presser haut, de contrer vite, et de tenir physiquement face aux meilleures nations du monde.
Le Brésil, lui, avait l’avantage du statut. Les 80 000 spectateurs dans les tribunes. Neymar sur le banc, encore blessé au mollet, mais présent pour galvaniser ses coéquipiers à la pause. Et malgré tout ça, c’est la Seleção qui a terminé le match soulagée de ne pas avoir perdu.
Ancelotti l’a dit frontalement après le coup de sifflet final : « Nous n’avons pas bien joué en première mi-temps. Toute l’équipe a encore beaucoup de progrès à faire. » Vinicius, lui, a reconnu que le Brésil avait « très mal débuté » et devait mieux conserver le ballon lors des prochaines échéances.
Groupe C : tout reste ouvert
Dans ce groupe C, les États-Unis ont écrasé le Paraguay 4-1 le même jour. Brésil et Maroc pointent donc à égalité avec un point chacun, derrière les Américains. La prochaine journée s’annonce décisive : le Brésil affrontera Haïti, le Maroc sera opposé à l’Écosse. Deux matchs que personne ne peut se permettre de rater.
Pour le football africain, et pour les Lions de l’Atlas en particulier, le message est déjà passé.
Fiche du match Mondial Brésil – Maroc
13 juin 2026 | MetLife Stadium, New York | 80 663 spectateurs
Saibari (21e) ; Vinicius Jr (32e)
Casemiro, Ibañez (BRE)
Homme du match : Vinicius Junior.
Les compos Brésil – Maroc
Brésil : Alisson – Ibañez, Marquinhos, Gabriel, D. Santos – Guimarães, Casemiro, Paquetá – Raphinha, Igor Thiago, Vinicius.
Maroc : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – Bouaddi, El Aynaoui, Ounahi – B. Díaz, Saibari, El Khannouss.
Rédigé par
Gary SLMGary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.
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