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Burkina Faso : des agents européens expulsés

Patrice Dama
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Burkina Faso : des agents européens expulsés
Burkina Faso : des agents européens expulsés

Au Burkina Faso, des agents de la délégation de l’Union européenne sont déclarés persona non grata. Des sources confient qu’il s’agit du chef de délégation adjoint, chef de section politique, presse et informations de la délégation, et de la chargée de programme de la délégation. Les raisons de cette décision prise par les autorités burkinabè ne sont pas encore dévoilées.

Burkina Faso : deux agents de la délégation de l’UE déclarés persona non grata

La tension monte d’un cran entre la délégation de l’Union européenne et les autorités burkinabè. Ce mardi 14 juillet 2026, on apprend que les agents de la délégation sont sommés de quitter le territoire burkinabè. Le chef de délégation adjoint, chef de section politique, presse et informations de la délégation de l’Union européenne, et la chargée de programme de la délégation de l’Union européenne sont déclarés persona non grata. Ils ont trois jours pour quitter le pays.

Lire aussi : Le Burkina Faso en colère après une résolution de l’UE

Cette décision intervient près de trois semaines après l’adoption d’une résolution par le parlement européen contre le régime militaire au pouvoir à Ouagadougou. Suite à l’adoption de cette résolution qui présente un réquisitoire sévère contre le capitaine Ibrahim Traoré et ses camarades, l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou, Philippe Bronchain, a été convoqué par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Cette séance a servi de cadre pour exprimer le mécontentement du Burkina Faso.

Lire aussi : Burkina Faso – France : Paris critique la rupture des relations diplomatiques

Pour les auteurs de la résolution, « le Burkina Faso illustre aujourd’hui l’échec dramatique de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État de 2022 ». Pour l’eurodéputé français Christophe Gomart, le pays « sombre dans le chaos » et est devenu « un sanctuaire pour les groupes terroristes islamistes et la criminalité organisée ».

En l’espace d’un mois, il s’agit de la deuxième décision majeure prise par le pouvoir de la Transition pour réaffirmer sa fermeté dans ses coopérations. En effet, avant l’expulsion de ces agents, le Burkina Faso a rompu ses liens diplomatiques avec la France. Une décision critiquée par Paris, mais défendue par Ouagadougou. Les autorités burkinabè accusent la France de soutenir les terroristes.

Rédigé par

Patrice Dama

Je suis Patrice Dama, journaliste et analyste politique passionné. À travers mes chroniques sur Afrique sur 7, je propose un regard critique et engagé sur l’actualité, afin d’éclairer les grands enjeux politiques et sociétaux du continent. Suivez-moi pour découvrir mes analyses et mes prises de position sur les débats qui façonnent notre époque.

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