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Le gouvernement au Burkina Faso , sous la direction du Capitaine Ibrahim Traoré, affiche une détermination sans faille pour relancer la production cotonnière nationale. Malgré un bilan provisoire décevant pour la campagne 2024-2025, des objectifs ambitieux ont été fixés pour la saison prochaine. Des mesures incitatives importantes sont prévues pour soutenir les producteurs et inverser la tendance actuelle.
Burkana Faso : objectifs ambitieux malgré un bilan mitigé
Mercredi 9 avril 2025, le Conseil des ministres du Burkina Faso a examiné les résultats préliminaires de la campagne cotonnière en cours et a défini les perspectives pour la suivante. Bien que des moyens financiers considérables aient été mobilisés, avec « des appuis financiers de l’ordre de 39,435 milliards F CFA », incluant une contribution étatique de 10,979 milliards F CFA, la production a connu un recul significatif.
La culture du coton conventionnel a diminué de 25 % en termes de superficie, atteignant 346 778 hectares. La production a suivi la même trajectoire, avec une baisse de 27 % pour s’établir à 283 622 tonnes. Selon le rapport du Conseil, cette contre-performance s’explique principalement par « la situation sécuritaire dégradée dans les zones de production et à une mauvaise répartition de la pluviométrie ».
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Cependant, le secteur du coton biologique a affiché une dynamique positive. Les surfaces cultivées ont progressé de 14 %, s’étendant sur 2 750 hectares. La production de coton biologique a également enregistré une hausse notable de 20 %, atteignant 1 164 tonnes.
Pour la campagne 2025-2026, le gouvernement au Burkina Faso se montre résolu et fixe des objectifs de production élevés. Il ambitionne d’atteindre « une production cible de 550 000 tonnes de coton conventionnel et 1 700 tonnes de coton biologique ». Afin de concrétiser ces ambitions, des mesures de soutien financier substantielles sont envisagées pour les acteurs de la filière.
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Soutien accru aux producteurs pour la prochaine campagne
Le gouvernement a annoncé une subvention de 5 milliards de francs CFA destinée à l’Interprofession coton. Cette allocation vise à réduire significativement le coût des intrants agricoles pour les producteurs. Concrètement, « le sac de 50 kg d’engrais NPKSB et d’Urée sera cédé à 17 500 F CFA à crédit, contre 18 500 F CFA en 2024-2025, soit une baisse de 5,4 % ». De même, « la dose d’insecticide passera de 6 000 F CFA à 5 200 F CFA, soit une baisse de 13,3 % ».
Concernant la rémunération des producteurs, les prix d’achat du coton graine resteront inchangés. Le prix du premier choix est maintenu à 325 F CFA/kg, celui du deuxième choix à 300 F CFA/kg, et le coton biologique sera acheté à 375 F CFA/kg. Ces mesures tarifaires stables visent à assurer un revenu prévisible aux agriculteurs.
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Pour conclure, le Conseil des ministres a souligné l’importance stratégique de cette campagne pour l’économie nationale. Il a « instruit les ministres concernés à prendre les dispositions nécessaires pour la réussite de cette campagne stratégique ». La relance de la filière cotonnière apparaît comme un enjeu majeur pour le développement économique du Burkina Faso.
