CEDEAO : l’ECO en 2027, Alassane Ouattara pour remettre le projet sur les rails
Le 69ᵉ sommet de la CEDEAO s’est tenu ce dimanche 19 juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone. Le président ivoirien Alassane Ouattara en repart avec une tâche bien précise sur les bras : faire avancer la monnaie unique ECO, un projet qui accumule les retards depuis 2020.
CEDEAO – ECO : une mission stratégique confiée à Alassane Ouattara
La Commission de la CEDEAO a reçu instruction de convoquer, avant décembre 2026, une réunion de la task force présidentielle sur l’ECO. Cette réunion se tiendra « en collaboration avec le Président de la République de Côte d’Ivoire (Alassane Ouattara), seul membre encore en fonction de la Task Force présidentielle ».
La Guinée a par ailleurs rejoint cette instance. Ce n’est pas un détail protocolaire. Ancien gouverneur de la BCEAO et défenseur de longue date de l’intégration monétaire en Afrique de l’Ouest, Alassane Ouattara est aujourd’hui le dernier chef d’État encore en exercice parmi les membres fondateurs de cette task force. Tous ses homologues qui siégeaient à ses côtés ont depuis quitté le pouvoir. Il se retrouve donc seul à porter la mémoire politique du projet.
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ECO 2027 : un lancement à géométrie variable
Les chefs d’État ont maintenu l’objectif d’un lancement de l’ECO en 2027. Mais ils ont changé la méthode. Fini l’idée d’un démarrage simultané de tous les pays membres. Désormais, « le lancement de l’ECO commencera avec les pays qui remplissent les critères de convergence définis et sont prêts à y prendre part ».
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Les autres rejoindront quand ils seront en mesure de le faire. C’est un virage pragmatique. L’exigence de synchronisation totale avait bloqué le projet pendant des années. La pandémie de Covid-19 a d’abord tout ralenti. Ensuite les déséquilibres budgétaires ont pris le relais. Et la plupart des pays peinent toujours à tenir le plafond de 3 % du PIB pour le déficit, à maîtriser l’inflation et à maintenir des réserves de change suffisantes. Résultat, plusieurs reports depuis la date initiale de 2020.
Les dirigeants ont demandé à la Commission et à l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest d’accélérer les discussions avec les gouverneurs des banques centrales. Des questions techniques restent sans réponse et freinent l’avancement du projet. Sur la marque, une petite victoire : « ECO » a été enregistrée auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Les chefs d’État veulent maintenant étendre cette protection à d’autres instances.
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L’ECO doit couvrir à terme les quinze pays de la CEDEAO. Un marché de 385 millions d’habitants, un PIB d’environ 565 milliards de dollars. Et un commerce intrarégional qui ne dépasse pas 10 % des échanges totaux. C’est précisément ce dernier chiffre qui explique pourquoi une monnaie commune change quelque chose. Il s’agit de quand les paiements sont plus simples, les échanges augmentent.
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